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«Peut-on concevoir une ville de la taille
de Aïn-Témouchent et chef-lieu de wilaya sans toilettes publiques»?,
s'interroge un ami d'enfance venu nous rendre visite après trois décennies,
depuis que l'on a perdu de vue celui-ci. Choquante mais aussi provocante est la
question. Et l'on doit se mettre à la place de tout un chacun quand le besoin
de se soulager s'impose et devient menaçant. Cette situation est des plus
courantes à Aïn-Témouchent. Et à défaut d'une toilette publique fonctionnant
normalement, ceux dans le besoin n'ont pas beaucoup de choix : l'idée première
est de se diriger vers un café (s'il y en a à disposition), vers une mosquée
(ouverte ?). Ou, comme le font des visiteurs de passage dans la ville, frapper aux portes des habitations dans l'espoir de voir une personne compréhensive... Et pourtant, Aïn-Témouchent en avait au moins trois, nous dit notre ami d'enfance. L'on ne tarde pas à rabâcher ce qui est connu et vécu par les gens quotidiennement, mais l'on s'intéresse aux remèdes à entreprendre face à cette situation calamiteuse que d'aucuns apprécient en ces moments de chaleur caractérisés par des flux d'estivants impressionnants. Les aménagistes et les urbanistes doivent focaliser la réflexion sur cette question d'intérêt commun et proposer aux gestionnaires de la ville des solutions. Etant donné qu'il s'agit d'un service public usité en urgence, la concession est l'une des solutions à prendre en compte. C'est un moyen pouvant contribuer à la création d'emplois permanents, en plus du caractère social du service public d'urgence. L'idée de proposer la concession à tous ceux désirant construire des établissements classés ou des équipements publics est aussi à prendre en considération. Toutefois, les toilettes publiques doivent avoir des issues distinctes et séparées du bâti et des établissements et équipements publics. Aïn-Témouchent doit reprendre ses droits en matière de services publics qui sont liés au développement de la ville. |
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