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N'ayant trouvé aucune astuce pour faire payer des abonnés récalcitrants,
l'ADE passe à l'ultime mesure en son pouvoir, la coupure. Les clients ciblés
font partie «de ceux qui n'ont pas répondu aux propositions faites par
l'entreprise». Dans une intervention à la radio locale, le directeur de
l'entreprise demande «la compréhension des citoyens envers cette entreprise»,
et ajoutera «nous avons proposé aux abonnés différentes formes de règlement des
arriérés le rééchelonnement suivant un échéancier établi en commun accord,
selon la possibilité matérielle du consommateur, l'installation de compteurs
pour réguler l'utilisation de ce liquide, nous avons déposé plainte contre ceux
qui connsommaient sans payer, aujourd'hui, on ne peut plus tergiverser, il faut
couper». Il est à rappeler que l'ADE locale est autonome, elle emploie près de
500 personnes et vit uniquement du produit de ses rentrées, c'est-à-dire les
factures de consommation.
Mais, couper l'eau, liquide vital, à la veille du Ramadan et en période de haute consommation, est-ce judicieux ? Si les intérêts de l'entreprise sont protégés par son boss, qui défendra le citoyen, qui, en sus de la facture bombée qu'il reçoit pour la consommation d'une eau rationnée à 1 fois dans la journée, incapable de faire cuire les aliments au quotidiens, une eau amère, juste bonne à laver le linge ou nettoyer le parterre ? L'agrément de plus en plus croissant de camions-citernes par l'APC, facturant leur eau à 1,50 DA le litre démontre si besoin est, que l'eau payée à l'ADE est loin d'être potable. La jonction au réseau d'eau potable de la commune de Droh, qu'on annonce pour bientôt, donnera-t-elle enfin au citoyen de l'eau de robinet H24, buvable, ou restera-t-il tributaire de ces corbillards à 3 citernes ? |
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