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La rencontre organisée à l'occasion de la
commémoration du 47e anniversaire de l'indépendance se veut, selon la famille
du chahid, un hommage rendu au plus jeune martyr de la Révolution au niveau de
la localité de Bogtob, en l'occurrence Mohammed Ziani «dont la ville ne peut
que s'enorgueillir de sa bravoure et de son courage», devait souligner un
membre de sa famille, à l'issue de cette rencontre à laquelle ont également
pris part des moudjahidine de la région et quelques-uns de ses compagnons de
lutte, ainsi que les membres de sa famille, organisateurs de cette rencontre.
C'est en 1958, un certain mois d'avril, a-t-on témoigné, que le martyr Mohammed
Ziani, âgé d'à peine 20 ans, fut chargé par le FLN d'abattre un caïd
pro-colonial, qui affichait clairement son appartenance et sa soumission à
l'autorité coloniale, chose qui fut faite avec brio, et est considérée par les
participants comme la seule opération armée à mettre à l'actif révolutionnaire
de la localité, à l'intérieur du périmètre urbain, a-t-on convenu. Son acte
accompli, Mohammed Ziani, qui était animé d'une foi inébranlable et de courage,
se rendit alors au maquis qui couvre les montagnes de Bounokta et Kssel dans la
wilaya d'El-Bayadh.
Alertées, les forces coloniales ne restèrent pas pour autant passives dès lors, rapporte-t-on, qu'une sévère opération de représailles fut enclenchée sur les lieux ayant entraîné l'assassinat barbare et injuste des trois frères Lahmar dont le seul tort, a-t-on souligné, est d'avoir approuvé et applaudi l'acte de Ziani Mohammed. Le parcours révolutionnaire de Mohammed Ziani s'est poursuivi dans la même zone sous la conduite du commandant Bakhti jusqu'à 1960 (mars), date de son décès sur le champ d'honneur en compagnie du chahid Mohammedi Abdenacer et deux autres prisonniers, en l'occurrence Dheïni et Sahraoui, suite à un accrochage avec les forces de l'occupant qui a duré toute la journée, a-t-on témoigné. |
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