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Considérée comme
patrimoine nationale, la vieille ville, appelée place d'Armes, durant l'époque
coloniale, où vivent plus d'une douzaine de milliers d'habitants, continue à
perdre au fil du temps ses pans d'histoire qui remontent à un passé riche et
glorieux marqué par une succession de civilisations, où sont peints encore les
traces des traditions et coutumes de nos ancêtres, qui font ressortir
l'originalité et les particularités de ce site cher à tous les Bônois natifs de
la ville de Sidi Brahim avec ses bains maures, ses puits creusés à l'intérieur
des cours des maisons et ses trois mosquées, dont celle de Sidi Boumerouane
millénaire et les deux autres, Djema el-Bey, et Sidi Khalif ainsi que les
Zaouia des confréries religieuses, Aïssaoua, Kadiria, Soulaïmia, autant de
richesses culturelles et d'art d'un passé, qui tendent à disparaître par une
dégradation continue due aux conditions climatiques, à la vétusté des bâtisses
mais, surtout, à un laisser-aller en matière de prise en charge.
Il y a une semaine, l'alerte a été donnée pour 23 bâtisses menacées d'effondrement. Avant-hier, tout un pan d'un immeuble de 3 étages s'est effondré sis rue Sidi Fredj, on ne déplore heureusement qu'un seul blessé une femme qui a été évacuée aux urgences de l'hôpital Ibn Rochd. Soulignons à ce sujet que dans son intervention lors de la dernière session de l'APW, le wali, Med El-Ghazi, a évoqué ce site et longuement parlé du vieux bâti. |
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