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![]() ![]() ![]() ![]() Dans le
cheminement de la vie des sociétés actuelles, l'irrationnel prend des formes
parfois d'une inconvenance stupéfiante. Il est en effet ahurissant, par
exemple, qu'une grande fête après une victoire sportive internationale se
conclut par des morts et des désespérances. Du fait des hommes, le drame vécu
samedi dans toute la France à la suite du succès footballistique du Paris
St-Germain n'est pas dû à d'inquiétantes malveillances de la part de fans de
l'équipe vaincue mais il a été causé par des festoyeurs célébrant une victoire
dans la mort. Une volonté délibérée de traduire la joie en une liesse
satanique.
L'intervalle entre la vie et la mort s'est sérieusement réduit et il est à croire que l'on recherche maintenant l'affirmation de l'existence dans les différentes façades du suicide. La montée effarante des violences dans le monde en est une preuve. Un peu partout, la célébration des fêtes se confond avec de variées tragédies. Les lourdes inconséquences aux multiples visages ne manquent pas de se traduire en formidables déraisons laissant penser que l'on se plie de mieux en mieux à une sorte de quête de pénitence dans la flagellation. Les rites et les cultures, où les religions et les croyances ne sont pas absentes, donnent lieu à des paradoxes et à des démesures quand des sociétés semblent se plier aux tortures multiformes pour honorer une fête. Le manque de sagesse et de retenue est maintenant la mère d'une curieuse folie menant à des affirmations humaines dérisoires. Il est bien sûr là aussi question de la décousue jouissance que l'on tient à vivre avec des pénalités financières mortelles quelles qu'en soient les conséquences. Aucune excuse ne justifie l'allant vers une telle figure de masochisme que l'on présente comme une obligation intangible. Même celle qui repose sur une recommandation religieuse pourtant non obligatoire. Il est difficile de comprendre l'illogisme d'une conduite humaine surtout quand à l'impossible aucun n'est tenu. |
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