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Dans la
tirade de ses menaces adressée au monde entier, le président américain
s'évertue à faire plier l'Iran à propos de son programme nucléaire. Il jure de
bombarder l'ancienne Perse si elle ne se soumet pas à s'agenouiller devant lui.
Pour faire bonne figure, le régime iranien s'est montré a priori conciliant en
s'engageant dans des négociations à condition qu'elles soient directes avec
lui.
Les pourparlers ont débuté, hier, à Oman avec l'envoyé spécial de Trump. Nul ne sait encore à quoi ils aboutiront, mais on sait d'ores et déjà que les échanges s'illustreront avec une forte mise en garde américaine contre une volonté iranienne de disposer d'un armement nucléaire. On n'écarte pas non plus la disponibilité de Téhéran à présenter une apparente docilité pour parer à la menace et pour se dégager des sanctions qu'on lui inflige. Mais dans cette affaire, le pouvoir américain fait fi d'une injustice flagrante au nom d'une prévention décousue pour garantir la paix dans le monde en général et dans la région moyen-orientale en particulier. Le grand sujet reprend une persistante théorie selon laquelle ce qui est valable pour les uns ne l'est pas pour les autres pour que la garantie de la suprématie des uns sur les autres soit permanente. La question de l'arme atomique est au centre d'une équation mondiale, impossible à résoudre en l'état, démontrant que la justice est soumise aux intérêts des puissances. Nul ne peut attester que l'Iran sous pression est dirigé par un régime d'anges et nul ne sait quelles sont ses réelles intentions. Mais en même temps aucun ne s'interroge sur le mal-fondé sur la bombe nucléaire aux mains des génocidaires israéliens. L'Agence internationale de l'énergie atomique n'a jamais été bien avisée pour aller fouiner du côté de Tel-Aviv. L'antimilitarisme est un tout. Pour la garantie de la paix, il ne doit pas servir à conforter et élargir l'injustice dans le monde. |
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