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Aïn Témouchent: L'appel de la mer et les contraintes de l'accueil

par Saïd Mouas

La station balnéaire de Terga arborait, en ce mardi, ses plus beaux atours à l'occasion du lancement de la saison estivale. Présidée par le wali, Mme Ouinez Labiba, en présence des autorités locales, la cérémonie d'ouverture tout en couleurs a suscité l'admiration des visiteurs. Fanfare, jeux de plage, concours, expositions et défilé de jeunes ont marqué cette chaude journée.

Il n'y a aucune raison pour que l'été 2018 ne se déroule pas dans de bonnes conditions. Les préparatifs de la saison ont débuté assez tôt, pratiquement en janvier, avec des réunions périodiques. Tous les secteurs concernés y ont pris part. Rien n'a été laissé au hasard et une série de mesures a permis de limiter au maximum les impondérables inhérents à toute opération de cette envergure. Le wali d'Aïn Temouchent, Mme Ouinez Labiba, a instruit régulièrement les responsables afin que les estivants attendus des quatre coins du pays puissent passer des vacances des plus agréables. En mettant l'accent sur des facteurs aussi importants que l'hygiène, la sécurité, l'environnement, les loisirs et le commerce, la responsable de l'exécutif sait pertinemment ce qui peut gâcher un séjour ou le rendre merveilleux. A cet égard le littoral temouchentois jouit d'une aura qui dépasse les frontières. A chaque fois que l'on évoque la fonction du tourisme dans la wilaya d'Aïn Temouchent, on ne se prive pas de mettre en avant le taux de fréquentation des plages qui font la réputation de la contrée. Quand certains avancent le chiffre de 14 millions d'estivants pour la saison 2018, d'autres parlent de 16 millions, voire 18 millions de touristes. Au-delà du caractère aléatoire de ces évaluations basées, dit-on, sur l'occupation journalière des plages au mètre carré multiplié par les superficies composant le littoral et réservées à la baignade, il convient surtout de savoir pourquoi l'activité touristique dans la région dont les potentialités sont unanimement saluées n'arrive-t-elle pas à se hisser au diapason des grandes cités touristiques renommées au plan international.

Conscient des enjeux économiques liés à cette interrogation, le wali, elle-même originaire d'une localité côtière, reste animée par le souci de défendre l'environnement qui impacte l'activité touristique. Les 18 plages surveillées sont censées libres et gratuites. A ce propos il a été surtout question du confort des familles en butte à ses tracasseries liées au manque d'eau, aux jets d'ordures, aux stationnements anarchiques et au squat des bandes de sable par des plagistes souvent agressifs. Une situation qui perdure dans l'ensemble des sites du littoral algérien, parce que tout simplement les gens défient les lois en toute impunité. Ici, on ne parle même pas des autres segments qui structurent les stations balnéaires internationales. Car toute la problème se résume dans un concept de base, clé de voûte du tourisme dans n'importe quel pays du monde, à savoir la transversalité. Son auteur n'a certes pas inventé l'eau chaude, mais il a eu le mérite de rappeler une évidence qui a du mal à passer parce qu'elle renvoie à des facteurs exogènes pas toujours gais à entendre. Qu'on le veuille ou non, le tourisme est imbriqué à plusieurs dimensions qui lui donnent force et envergure : le transport, les réseaux de communication, le système bancaire, les types de prestations de service, la sécurité, l'hygiène, le niveau de préservation des patrimoines matériel et immatériel, les activités culturelles et de loisirs, les TIC (technologies de l'information et de la communication), les coûts de séjour, l'éthique politique des gouvernants, etc. Ce sont autant d'aspects qui influent sur la sphère touristique et par là même situent le degré de développement d'une nation.

Quid de la wilaya d'Aïn Temouchent ? Il est clair qu'à travers les actions entreprises avant le lancement de la saison estivale et les directives issues des réunions de coordination, Mme Ouinez Labiba veut donner un sens à cette synergie, à cette « transversalité » évoquée plus haut en impliquant tous les intervenants du monde touristique. La cheffe de l'exécutif s'est intéressée aux petits détails en rappelant par exemple l'importance des toilettes et des douches publiques en bordure des plages, des contrôles des lieux de restauration, des bacs-poubelles, de l'entretien quotidien des plages, de la qualité des prestations fournies aux visiteurs notamment dans les hôtels, les fast-foods, les crémeries… «l Le citoyen a droit au respect et personne ne peut tolérer que des intrus viennent perturber sa tranquillité. Nous veillerons à ce que les plages profitent en premier aux estivants. Les présidents d'APC rendront des comptes», soulignera en substance le wali qui a également abordé le volet sécuritaire en assurant de son soutien les corps de la gendarmerie, des gardes-côtes et de la Protection civile dont les centres de travail dans les plages doivent bénéficier de toutes les commodités pouvant leur permettre d'accomplir convenablement leurs missions sécuritaires dans le cadre du Plan Bleu déjà enclenché.

Plages saturées et une grande partie du littoral vierge

Dix-huit stations balnéaires et 80 kilomètres de côtes comportant des sites encore à l'état sauvage et à haute valeur touristique, voilà les atouts qui caractérisent le littoral temouchentois et que l'on affiche toutes les fois qu'il s'agit de promouvoir l'image de la wilaya. Les capacités hôtelières demeurent cependant le talon d'Achille du secteur. Pour l'instant, 28 établissements dont 07 nouveaux hôtels, offrant un total de 3.116 lits, activent sur le littoral, sans compter les 966 places disponibles dans trois hôtels récemment ouverts à Aïn Temouchent. En outre, la formule «séjour chez l'habitant» appliquée depuis 2013 fonctionne plutôt bien, même si les prix de location paraissent excessifs. Une mesure visant à compenser le manque de structures d'accueil. Elle profitera surtout aux familles originaires du sud du pays, d'Adrar, de Bechar ou d'El-Bayadh. Il y a quelques années, au cours d'une discussion avec un ministre de passage, nous avons proposé, pour mettre un terme aux aléas de la concession, que l'on installe le long des plages des kiosques de location de parasols et autres accessoires de baignade en maintenant les périmètres de démarcation mais tout en permettant aux estivants munis de leurs propre panoplie de s'installer là où ils veulent. Ce faisant on aura consacré un des principes de la liberté individuelle et de jouissance d'un patrimoine, en l'occurrence le domaine maritime, qui appartient à la collectivité. L'idée a séduit mon interlocuteur, ni plus ni moins.

Il reste que beaucoup d'élus des villages côtiers préfèrent le statu quo en ce qu'il arrange leurs affaires et ceux de leurs proches. A Rachgoun par exemple, en l'espace d'une dizaine d'années, la presque totalité des espaces publiques vierges a été bradée au profit de ‘'puissants''. Apparemment le wali est en train d'y remédier.

Les maires ont été instruits pour remettre de l'ordre et se conformer à la réglementation. Les propriétaires de jet-skis ne se gênaient pas pour venir, jusqu'au bord de l'eau, titiller les postérieurs des baigneurs avant de virer en trombe pour un nième dangereux numéro. Comme à la roulette russe. Au complexe Syphax, quand la mer est en colère et vomit son écume, la piscine devient le point de rencontre des jeunes prodiges qui s'amusent sous les yeux des ‘'mamys'' à la chevelure teintée et des ‘'papys'' au ventre prospère. A 1.000 dinars l'accès quel que soit l'âge, les férus de natation en ont pour leur tasse de…javel ! Qui a dit qu'il fallait un budget de vacances pour jouir des bienfaits de la mer ?

Zones touristiques en quête d'investisseurs

Les premiers signes d'intérêt à l'endroit des sites touristiques de la région d'Aïn Temouchent sont apparus au milieu des années 90 lorsque le groupe espagnol ‘'Flamingo'' s'est déclaré prêt à investir dans la ZET de Bouzedjar. Après une série de contacts et d'échanges de délégations, le promoteur ibérique s'est finalement rétracté. Par la suite, un autre holding, cette fois arabe, a jeté son dévolu sur le site de Sbiâat mais le dossier ‘'Pharaon'' est resté en suspens. D'autres investisseurs firent part de leur désir de contribuer à l'essor touristique de la wilaya. Hélas, les offres soumises étaient en deçà des attentes souhaitées, parce que la faible consistance des projets présentés ne correspondait pas aux ambitions placées en de telles zones d'extension touristiques, autrement dit aux standards internationaux. Depuis, plusieurs postulants se sont manifestés avec des mini-projets hôteliers sans rapport avec la dimension des sites classés ZET qui, eux, ont besoin de l'implication de chaînes hôtelières de renom. Bref, au niveau local, les quelques promoteurs présents ne sont pas pour l'instant en concurrence, étant donné que l'offre est inférieure à la demande. D'où l'assurance d'une grande rentabilité au détriment de la qualité.

A cet égard, les responsables du secteur se montrent optimistes puisqu'ils s'attendent, à la faveur du déblocage des ZEST par l'ANDT (Agence nationale de développement touristique), à une relance du secteur. En l'espace de cinq années, 1.110 lits supplémentaires sont venus s'ajouter aux 2.006 lits recensés en 2013. Il faut se souvenir qu'au mois de février 2015, lors d'une importante session extraordinaire de l'APW, les responsables de l'ANDT avaient présenté les schémas directeurs des sept ZEST en présence du wali intérimaire et secrétaire général de la wilaya qui n'avait manifestement pas la maîtrise du dossier géré par le ministère du Tourisme dont la principale locatrice n'était autre que Mme Yamina Zerhouni, ancienne wali d'Ain Temouchent remplacée suite à sa promotion à un poste ministériel par ledit intérimaire. Pour revenir à cette séance plénière pas comme les autres, dès lors qu'il s'est agi du sort d'un gisement stratégique potentiellement rentable en termes de ressources financières, le consensus sur l'avenir du tourisme décidé en l'absence d'un wali es-qualité.

D'aucuns ont conscience -nous l'espérons- des défis qui attendent la wilaya et les générations montantes après la baisse vertigineuse de la rente pétrolière. Les erreurs ne sont plus permises et seul le temps futur nous dira si les choix arrêtés en ce qui concerne le développement de ce segment vital, qui forme avec l'agriculture et la pêche le triptyque majeur de la vie économique locale, ont été les bons. Une responsabilité qu'endosse en premier le ministère du Tourisme représenté par son maître de cérémonie, à savoir l'Agence nationale du Développement du tourisme, qui s'est déplacé pour expliquer aux élus des APC concernées et de l'APW la démarche adoptée pour chaque ZET basée sur trois phases qui ont fait, à chaque fois, l'objet de modifications visant une meilleure adaptation des plans d'aménagement. Même si l'on sait que la plupart des élus n'ont pas une hauteur de vue suffisante pour saisir les enjeux d'une ZEST et aborder les véritables questions. D'où, souvent, la difficulté pour l'ANDT de confectionner des plans d'aménagement qui échappent aux correctifs. La présentation donc des sept sites sur data show le 11 février 2015 par le staff de l'ANDT a été suivie d'un débat qui a failli être escamoté, car le président de l'APW de l'époque s'est montré expéditif en voulant passer directement au vote en empaquetant les sept ZEST. Des voix se sont élevées alors pour demander des éclaircissements malgré les conciliabules qui se sont déroulés en coulisses juste avant le début des travaux. Aux critiques émises notamment à l'endroit de la ZET de Hammam Bouhadjar et de Chatt El Hillal, les cadres de l'ANDT et le directeur du tourisme opposèrent des arguments qui n'ont pas semblé convaincre une partie des élus attachés à une étude plus profonde des plans d'aménagement. Certains experts présents, particulièrement ceux de l'ANRH (agence nationale des ressources hydriques), sont venus apporter de l'eau au moulin des sceptiques sur le cas de la ville des thermes de Hammam Bouhadjar. Les avis recueillis, le président convia ses pairs au vote global pour les sept ZEST en même temps (!). L'assemblée refusa cette option et décida d'un vote au cas par cas. Le vote récusa les deux plans évoqués sur les sept ZEST soumises à l'approbation.

Ahmed Hamou Touhami, à la tête de la wilaya au milieu de l'année 2015, profitera des nouvelles orientations de Sellal, alors chef du gouvernement, pour ouvrir l'investissement touristique -et pas que- à des promoteurs et de nouveaux riches. Des centaines d'hectares de foncier agricole et maritime sont distribués pour des projets en bord de mer, à telle enseigne qu'on ne sait plus ce qui est du ressort des programmes de l'ANDT et ce qui relève des prérogatives du wali investi des pleins pouvoirs pour redynamiser l'investissement.

Une densification qui encourage la promiscuité des sites touristiques

Ceci étant, il nous parait utile, à la lumière des plans d'aménagement concoctés par l'ANDT et du rapport présenté conjointement par les commissions Tourisme, Artisanat et Aménagement du territoire de la défunte APW, de soulever quelques remarques de taille sous forme d'interrogations. D'abord en ce qui concerne la ZEST de Bouzedjar, les superficies prévues par l'ANDT sont passées successivement de 400 hectares à 329 ha, 280 ha puis 151 ha. Il est légitime de penser que l'étude a subi trop d'aléas. Pourquoi ? Pour ce qui est de Sassel et Chatt El Hillal les statistiques et la réalité sur le terrain ont révélé que ces sites ainsi que celui de Rachgoun sont saturés (près de 10 millions d'estivants ont visité le littoral témouchentois au cours de l'été 2017). Les touristes ont éprouvé du mal à circuler au milieu des plages. Une donne qui aurait dû inciter l'ANDT, si tant est que les interventions post-études sous l'ère du wali parti à la retraite n'ont pas eu un grand impact sur les ZEST, à mieux cerner cette problématique au lieu d'implanter des projets au cœur des zones déjà encombrées comme c'est le cas à Chatt El Hillal où une poche réservée à des acquéreurs depuis 1995 a été incluse dans la ZET alors qu'aux alentours, sur le massif surplombant la plage, il existe un vaste lotissement vierge. Il est patent que certains investisseurs ayant pignon sur rue veulent s'accaparer des meilleurs emplacements quitte à rendre l'environnement invivable. En tout état de cause, ni Sassel ni Chatt El Hillal, vu l'exiguïté du rivage qui les borde, ne se prêtent à une extension de leur site. Tout indique qu'une ZEST n'est pas viable dans ces deux plages fortement saturées. La nature des projets (hôtels, complexes et villages touristiques, parcs de loisirs etc..) renvoie à une dimension plus conséquente faite d'espaces aérés, relativement isolés et aménagés selon les standards internationaux. A moins que l'érection de petits hôtels et autres pensions bas de gamme, disséminés ça et là, ne soit assimilée à un investissement digne de figurer dans une ZEST.

Il convient d'éviter cet amalgame et de faire en sorte que le littoral d'Aïn Temouchent qui est la fierté de tous les habitants ne tombe dans la décrépitude après avoir été longtemps préservé. Inspirons-nous de l'expérience tunisienne que nous connaissons pour avoir dans le cadre d'un travail journalistique fait le tour des plus grands hôtels et rencontré de compétents managers de ce pays afin que les Algériens qui partent ailleurs éprouvent l'envie de goûter d'abord aux plaisirs de leur propre terroir. L'ANDT, de par ses prérogatives, a un rôle prépondérant à jouer au niveau de la traduction des choix stratégiques en matière d'aménagement du littoral et de modulation des ZEST. A cet égard, il importe de veiller à ce que les études qu'elle réalise obéissent aux seuls critères de la bonne gouvernance sans interférence aucune. Il y va de l'avenir du tourisme national.

Où sont passés les offices de tourisme ?

Au cours d'une réunion avec les partenaires du secteur du tourisme, le wali d'Aïn Temouchent a encouragé la réhabilitation des espaces de loisirs, tels que les forêts récréatives ou les gîtes de campagne. Une réflexion sur l'élaboration d'un circuit touristique devrait aussi donner une plus grande visibilité au potentiel naturel et historique que recèle la wilaya. Une sorte de ‘'Pack loisirs'' qui refléterait les sites emblématiques de la wilaya suivant un itinéraire- programme susceptible d'intéresser les éventuels hôtes de la wilaya. Une initiative au demeurant pertinente, voire même élémentaire serait-on tenté de dire. Car les supports publicitaires modernes en l'espèce constituent des recours indispensables pour la promotion d'une région, comme l'a indiqué Mme Ouinez.

Aucun tourisme ne peut se développer sans visibilité. C'est pour cela qu'il existe partout dans le monde, là où l'activité touristique est considérée comme un important levier économique, des structures d'information et d'animation chargées de promouvoir et de ‘'vendre'' l'image d'une région ou d'un pays. Syndicat ou office du tourisme accompagnent la politique du secteur en mettant en exergue les atouts naturels ou les spécificités attractives d'une localité afin de drainer le maximum de visiteurs nationaux et étrangers. Les agences de voyages s'appuient en général sur ces ‘'vitrines'' pour attirer leur clientèle. Celles-ci, une dizaine dans la wilaya d'Aïn Temouchent auxquelles il convient d'ajouter l'ensemble des acteurs locaux du monde du tourisme -propriétaires d'établissements hôteliers, restaurateurs et associations culturelles et sportives- sont en mesure d'établir un véritable plan de communication en matière de tourisme. En 1985, dans le sillage de la naissance de la wilaya, fut créé le premier office du tourisme qui ne tarda pas, faute de moyens et de soutiens, de sombrer dans l'oubli. Vingt ans après, un groupe de promoteurs viendra combler le vide sous l'impulsion de M. Benchaâbane Med Belkacem, propriétaire du complexe de Terga et actuellement délégué du F.C.E. (Forum des chefs d'entreprises), jusqu'à la création de l'Office communal du Tourisme en 2012. Le nouvel office active cahin-caha faute d'un siège-vitrine, l'ancienne bâtisse de la gare de chemin de fer lui a été refusée par le wali précédent. Il peine à jouer pleinement son rôle de locomotive de l'activité touristique. Au même titre que les offices du tourisme de Terga et Béni-Saf qui essayent de rayonner.

La culture dans ce domaine ne s'invente pas. Il faut se donner les moyens humains et matériels pour relancer l'office et promouvoir la destination Aïn Temouchent. Ainsi, tout le monde y trouvera son compte. Reste aux acteurs de s'organiser et de réagir aux bouleversements qui s'opèrent sous nos yeux, même s'il est vrai que le tourisme a longtemps pâti des conséquences funestes de la décennie noire. La wilaya d'Aïn Temouchent, grâce à son immense potentiel maritime, pour peu qu'il soit préservé des convoitises, est en mesure de relever les défis. D'ailleurs, les prémices du changement sont aujourd'hui perceptibles grâce au patient et méthodique travail de refondation initié par la nouvelle équipe de la wilaya pour rattraper les ratés.

Les progrès réalisés en un laps de temps relativement court, une année seulement, en sont la meilleure preuve.