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Feu vert pour six sociétés de montage de véhicules

par Yazid Alilat

Finalement, le gouvernement a revu sa copie dans le dossier du montage automobile en Algérie, en ajoutant le groupe sud-coréen Kia à la première liste, déjà annoncée en janvier dernier. C'est la confirmation d'une déclaration du Premier ministre, au mois de janvier dernier, selon laquelle le gouvernement allait réexaminer la première liste des concessionnaires de voitures, autorisés à exercer l'activité de montage de véhicules en CKD et SKD, en Algérie, y compris pour les véhicules de transports et d'engins, et, maintenant pour la fabrication de motocycles.

Pour rappel, c'est un Conseil interministériel, en date du 11 décembre dernier, qui avait retenu cinq groupes automobiles avec leurs partenaires algériens, pour le montage de véhicules de tourisme. Il s'agissait de la SPA Sovac (Volkswagen, Seat…), la SARL Tahkout (Hyundai), la SPA Renault, Peugeot et Nissan. Par les chiffres, Sovac propose de produire à terme 100.000 véhicules par an, Tahkout : 100.000 véhicules; Renault: 75.000 ; Peugeot 100.000 et Nissan : 60.000 véhicules par an. Dans la liste des heureux élus pour le montage de voitures, il y avait, également le Sud-coréen Kia, qui avait entamé le montage de certains de ses modèles dans son usine de Batna, mais qui avait été «omis» par le gouvernement, sur conseils du ministère de l'Industrie et des Mines.

Hier mardi, des sources proches du dossier ont annoncé que le gouvernement a finalement fait ses choix, en incluant dans la première liste, qui a été maintenue, le constructeur sud-coréen ‘Kia'. Une note du Premier ministère avait indiqué, après le Conseil interministériel du 11 décembre, que «toute autre entreprise, activant dans ce domaine, qui n'a pas obtenu l'accord formel des services du ministère de l'Industrie et des Mines, ni reçu l'accord du Conseil national de l'investissement (CNI) est considérée, en situation irrégulière et devra cesser ses activités.» L'information est finalement tombée, hier mardi, selon laquelle le Premier ministre Ahmed Ouyahia ayant validé, la veille, la nouvelle liste des opérateurs autorisés à construire des usines de montage automobile en Algérie. «Une liste de 40 concessionnaires a été validée aujourd'hui, par le Premier ministre. La marque ‘Kia' a été repêchée», affirment des sources proches du dossier.

Bien plus, dans la nouvelle liste du gouvernement, il y a également des projets d'usines de montage de mobylettes, de voitures de tourisme, de véhicules de transport de marchandises, d'engins de travaux publics et autocars.

Pour autant, la liste «revue et corrigée» du ministère de l'Industrie pose, par ailleurs, des questions sur l'absence de grandes «écuries», dont l'Américain Ford et le nippon Toyota, N°1 mondial pour les ventes. Ont-ils présenté des dossiers ? Aucune information n'a filtré sur ce sujet. Leurs dossiers ont-ils été rejetés ? Des voitures et des minibus de ces deux plus grands constructeurs mondiaux ont été vendus sur le marché algérien. Ce qui pose, évidemment, des problèmes pour la maintenance et le marché des pièces détachées pour ces deux franchises. Par ailleurs, le gouvernement avait, au mois de décembre dernier, publié le cahier des charges pour les constructeurs-monteurs de véhicules retenus, avec des conditions très strictes. C'est un décret exécutif publié dans le Journal Officiel n°68, du 9 Rabie El Aouel 1439 correspondant au 28 novembre 2017, qui fixe les conditions et les modalités d'exercice de l'activité de production et de montage de véhicules. Ce décret impose au «postulant à l'activité de production et de montage de véhicules» l'obtention d'une «autorisation provisoire délivrée par le ministre chargé de l'industrie». Parmi les conditions imposées par le cahier des charges, il y a «l'engagement du constructeur partenaire pour la non-concurrence et le soutien à l'exportation»