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Monsieur Ahmed Ouyahia, parole de vérité

par Ali Benatallah*

C'est dans les moments les plus difficiles que l'on fait appel aux hommes les plus fidèles pour l'accomplissement des missions impossibles, car ces hommes sont imprégnés des bons principes et des bonnes valeurs, surtout de la croyance patriotique inébranlable en le destin de leur pays.

Pour ces hommes d'Etat porteurs d'espérances majeures «impossible n'est pas algérien». Pour affronter la pénible situation de crise économique qui frappe aux portes de l'Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a rappelé Monsieur Ahmed Ouyahia à la fonction de haute dignité de Premier ministre, parce que ce dernier est la personnalité politique nationale la plus indiquée pour gérer la conjoncture contraignante.

Ayant déjà exercé cette même fonction à la hauteur très honorable à plusieurs reprises, le choix parfait de Monsieur Ahmed Ouyahia est la preuve solide qu'il est de la lignée des hommes d'Etat algériens qui portent l'amour de l'Algérie dans leurs gènes et qui réalisent que la responsabilité est une conduite irréprochable dans le sens majeur de la conscience et le service de l'Etat un sacerdoce.

Monsieur Ahmed Ouyahia, l'homme d'Etat

Fidèle compagnon du président Boutefika, il a toujours fait preuve de loyauté et de dévouement, attaché consciencieusement à ses responsabilités au service de l'Etat de par son savoir-faire savoir-être.

Eminence grise, douée d'une éloquence exemplaire qui fait sa force de communication convaincante, il maîtrise la pédagogie politique et l'art de l'exercice du pouvoir dont la vertu cardinale est la correction politique, ainsi sa lucidité, son humilité et sa pudeur ne lui ont jamais permis de bousculer le protocole d'Etat, ni de s'aventurer sur le champ de l'adversité stérile. Ses amis aussi bien que ses adversaires reconnaissent en lui l'homme des missions difficiles qu'il assume sans détour, ni hypocrisie.

Une gouvernance de choc

L'homme d'Etat chevronné est bien connu par sa thérapie de choc qui est, certes, une médication douloureuse à travers le remède contre les pénibles réalités conjoncturelles.

Au rythme de la gestion d'austérité imposée par la crise financière des années quatre-vingt-dix, où les caisses de l'Etat étaient vides, il avait pris des mesures impopulaires, mais hautement responsables, durement ressenties par la population, telle que les ponctions sur les salaires.

Force est de reconnaître, franchement, que dans des circonstances pareilles un bon gouvernant ne peut mieux faire.

De même que sa position était clairement déterminée dans son combat contre le terrorisme durant la décennie noire, et enfin son engagement, sans répit, et ce depuis 1999, avec le président Bouteflika pour la concrétisation de la concorde, la réconciliation et la paix et le redressement national.

Telle est la raison d'Etat de l'homme politique digne d'exemplarité.

Des engagements prioritaires

Dans cette situation complexe et complexante du pays et sévère pour le citoyen, l'ordre de la feuille de route s'accorde à l'efficience de la gouvernance de choc, en passant obligatoirement par des primautés indiscutables et des mesures non-négociables, concernant les secteurs stratégiques vitaux.

Dans ce cadre, le soldat de la république, Monsieur Ahmed Ouyahia, est tout désigné pour débloquer les situations malheureuses sur plusieurs fronts : rentrée politique, gestion de la crise économique, climat de tension sociale, élections locales, loi de finance…

Le fin politique est à la fois un homme de dossiers et de terrain, son engagement à conduire le gouvernement en menant un plan d'action par objectifs, à travers des réformes pour l'amélioration du climat des affaires, y compris la modernisation du système financier et l'introduction des produits de la finance islamique, conformément à la charia.

Et, en donnant la primauté à la relance de l'investissement public, le développement local, le soutien à l'agriculture, s'ajoutent à cela des facilitations aux efforts de participations du secteur privé dans les différents circuits de l'économie nationale, et ce par des actes concrets.

Des politiciens en retraite

Une opposition de salon, réfractaire à toute évolution démocratique, menée par d'anciens gouvernants, nouveaux opposants, s'acharne à faire une fixation diabolisante sur Monsieur Ahmed Ouyahia, au même titre que sur tous les proches, soutiens et alliés du président Bouteflika.

De nos jours, on constate que la critique négativiste est devenue le sport favori de certains politiciens en retraite et des médias surnommés «la voix de son maître».

L'inspiration maléfique de ces détracteurs a pour cadre un agenda de terreur, de haine et de peur, ce qui suscite bon nombre d'interrogations inquiétantes. Et, la question ne manque pas de pertinence : pour quels intérêts roulent ces gens-là ?

A travers leur argumentaire défiant la logique politique, ils s'exercent à semer les inquiétudes et les doutes au sein du peuple pour censurer l'espérance citoyenne.

Il est juste de dire que ces discours et ces agissements mal placés constituent autant de preuves manifestes d'indécence et d'incivisme. La provocation outrancière est un grand tort, parce qu'elle est très éloignée de la pratique démocratique.

Telle est la nature insupportable de ceux qui s'investissent dans la médiocrité pour inonder l'espace national avec des insanités qui dépassent les limites de la correction et de la bienséance.

Il convient juste de décrypter les écrits démesurés et les abus de langage pour situer cette pitoyable attitude à l'endroit du pouvoir et l'art de la bonne gouvernance.

Le constat est sans appel, la violence des mots et des actes est transcrite sur le registre des dérives insensées qui choquent et perturbent la quiétude des citoyens. Et, ces comportements condamnables n'ont aucune relation avec la culture politique et le protocole des normes sociales de l'Algérie de tous les Algériens.

Il est grand temps que les malheureux politiciens en retraite comprennent qu'ils ne sont pas l'alpha et l'oméga du champ politique national.

Chakib Khelil et ladite affaire Sonatrach

Monsieur Ahmed Ouyahia a habitué l'opinion publique avec son franc-parler, en disant haut et fort ce qu'il pense, ce qu'il croit, ce qu'il sait. A travers ses déclarations aux médias et ses discours, il a toujours eu le courage politique de défendre et soutenir la juste cause de Monsieur Chakib Khelil.

A propos de ladite affaire de la Sonatrach, il s'exprime en toute franchise pour imprimer ses profondes convictions, sans aucune tergiversation, «Sonatrach a vécu beaucoup d'injustices. Je l'ai dit, je le redis et je le redirai encore, beaucoup d'injustices ont été commises. Ce qui a été fait contre Chakib Khelil, il y a beaucoup d'injustices commises». Ainsi parle Ahmed Ouyahia.

Il a conscience que pour la bonne gouvernance d'un pays qui se respecte, l'injustice est à bannir de la géographie de l'Algérie pour ne jamais être de mise.

L'Etat de droit vivement rêvé ne peut s'encombrer de la cohabitation avec l'iniquité oppressive de l'Etat de non droit.

Au titre du témoignage, l'histoire convoquera certainement la vérité des dires et la réalité des faits pour le jugement exemplaire des commanditaires et des sous-traitants de cette cabale montée de toutes pièces contre Monsieur Chakib Khelil et les cadres de la Sonatrach, injustement incriminés. Telle est la vive revendication citoyenne.

Il est raisonnable de confirmer que le préjudice subi est insupportable, car il y va de l'honneur de l'homme, il y a atteinte à la dignité et à la réputation du citoyen et au droit de la personne humaine.

En notre Algérie il y a des gouvernants éclairés, des intellectuels intègres et des citoyens avertis qui veillent, justement, sur l'écriture en lettres majuscules de la vérité historique.

Le sens de l'effort

Certes, les impératifs de la période des vaches maigres engendre des circonstances dures et difficiles qui interpellent la conscience de la communauté nationale à travers l'indispensable effort de retrousser ses manches et de serrer la ceinture.

Dans ce contexte, il y a beaucoup à dire et à redire aux malentendants notoires que le bon peuple a ses raisons que les assoiffés de pouvoir ignorent.

La bonne gouvernance n'est nullement un vain mot, ni un simple vœu pieux, et donc la parole de vérité est la clé de voûte du dialogue, même si elle dérange les esprits étriqués, suffisants et prétentieux, afin de permettre au simple citoyen d'épouser le serment du devoir patriotique de soutenir l'action du gouvernement en vue de la réalisation du programme du président Bouteflika.

Il se confirme que les partisans du président Bouteflika sont des artisans de paix et des acteurs du redressement national, et chacun est normalement engagé selon sa position, ses capacités et ses moyens du bord.

Enfin, l'expression de la citoyenneté implique la reconnaissance et la gratitude à l'égard de la parole de vérité et de l'action vertueuse.

*écrivain