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Constantine - Session extraordinaire de l'APC de Constantine: Une fin de mandature dans la cacophonie

par A. El Abci

La session extraordinaire de l'APC, tenue hier, a été consacrée principalement à l'adoption du budget primitif de l'année 2018, dont la délibération n'a pas encore eu lieu et qu'il faut, à tout prix, voter et ce, pour éviter de grandes complications aux nouveaux élus de la prochaine mandature, qui vont prendre place après les élections locales programmées dans un peu plus d'une semaine.

Même si dans le débat, certaines dispositions du budget ont suscité des questionnements chez quelques élus, concernant l'octroi de subventions à quelques EPIC sur les cinq qui existent, à l'instar de celle chargée de la gestion des cimetières, parent pauvres en matière d'aide et cela depuis plusieurs années, selon l'un d'eux. Quoi qu'il en soit le budget, qui est déficitaire de plus de 116 milliards de centimes, a été approuvé, en équilibre, grâce aux coupes opérées dans les volets subventions, essentiellement, attribuées par l'APC à certains de ses démembrements, directions et autres entreprises à caractères industriel et commercial. L'ordre du jour a concerné également l'adoption du Plan d'occupation du sol (POS) de Sarkina 1 révisé, qui est d'une superficie de 75 ha et destiné, surtout, aux projets de logements collectifs. Mais, aussi, à l'équipement en mobiliers scolaires des établissements éducatifs pour un montant global de 13 milliards de centimes, ainsi qu'au vote sur l'établissement de taxes d'hygiène, imposées aux immeubles selon un classement précis de ces derniers, d'après leur nature.

Le montant de ces taxes varie ainsi d'un plancher de 900 dinars pour les immeubles d'habitations collectifs, jusqu'au plafond de 10 millions de centimes pour les immeubles industriels. D'autres points ont figuré dans l'agenda de cette session, dont celui afférent au patrimoine de la municipalité, portant sur le renouvellement des loyers des actes de location des locaux de l'APC, susceptibles de reconduction, qui a divisé la salle et créé une cacophonie indescriptible. Les raisons ont trait d'abord à l'intitulé, qui prête à confusion, car cela suppose que tous les locaux, sans distinction, soient concernés, faisant fi de ceux mis aux enchères publiques, d'une part, en plus du cas de la société ‘Sogral', dont le contrat de location passé avec l'APC n'est pas clair non plus.

Ainsi et selon une lecture du maire, cela concerne un loyer sur 10 ans avec une année test, dans le sens où si l'APC constate que les revenus qu'elle tire de cette location ne sont pas rentables, elle récupère son bien pour le mettre aux enchères. Tandis qu'une lecture différente a été faite par son secrétaire général et d'autres élus, poussant le P/APC à décider du report du vote de ce point à débarrasser du «flou» qui l'entoure à la prochaine session.