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Le torchon brûle entre les pompiers et le directeur de la protection civile: Marche et sit-in des agents devant la direction générale

par J. Boukraa

Des agents de la protection civile d'Oran ont tenu hier matin une marche et un sit-in de protestation devant leur direction sise près du rond-point Emir Abdelkader. Ces derniers ont émis une liste de revendications dont celle qu'ils considèrent comme la plus importante et la non négociable qui est le départ inconditionnel de leur responsable de wilaya, le colonel Mohamed Ferroukhi. En second lieu, ces derniers demandent la prise en compte du lieu de résidence des agents, ainsi que leurs conditions sociales, dans les affectations de postes et remédier à certaines affectations jugées comme «abusives» et «illégales», contre tout agent en désaccord avec son chef ou ses adjoints.

Les protestataires revendiquent en outre l'instauration d'une journée, fixe, de réception par le directeur de wilaya de la protection civile et/ou ses adjoints directs qui prendront en charge leurs doléances et de répondre à leurs questions. Les pompiers exigent aussi la célérité dans la remise de documents administratifs pour les agents tels que les attestations ou autres, que la période des congés soit ouverte toute l'année, de bénéficier de façon automatique de 48 heures de récupération à la suite d'une journée de garde et qu'elle ne soit en aucun cas différée. Leurs revendications incluent également le règlement définitif du problème de retard des paiements de certaines frais de mission de déplacements depuis 2016 pour certains agents et de placer un nouveau comptable à la place de celui qui est actuellement en poste et dont le contrôleur financier a refusé de valider le dossier pour des raisons de diplômes. Pour le volet cadre de travail, ils réclament la mise en place de douches, de climatisation et de chauffage central dans les différentes unités et des équipements de sport pour garder une certaine forme physique pour être prêt à toutes les interventions sur le terrain sans oublier l'amélioration des repas et qu'ils soit d'une bonne valeur énergétique.

De son côté, le colonel Ferroukhi a démenti toutes les accusations portées contre lui. Il ajoutera que concernant par exemple les congés, avec preuve à l'appui, sont régis par une loi bien précise surtout que le gros du travail des agents de la protection civile se concentre lors de la période estivale, surveillance des plages, feux de forêts, manifestation en tous genres… Il récusera avec la grande fermeté les accusations d'avoir porté atteinte à l'honneur d'Oran et de ses habitants lui qui totalise 42 ans de métier au sein de ce corps. Il a jouté que depuis trois mois il fait l'objet d'insultes via les réseaux sociaux. «Chose qui a porté atteinte à son honneur». Et ajoutera avoir porté plainte devant le procureur de la République. «Je demande une commission d'enquête et si les accusations dont je fais l'objet s'avèrent être vraies, je suis prêt à quitter la wilaya», a-t-il ajouté. Pour lui, la sortie des agents dans la rue traduit leur refus d'appliquer les ordres de leur hiérarchie. Il a souligné que les représentants des protestataires ont été invités au dialogue, mais ils ont refusé. «L'inspection générale de la protection civile tranchera dans cette affaire», a-t-il conclu.