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Constantine - Saturation à l'Université 2 «Salah Boubnider»: Affectation de nouveaux étudiants vers les wilayas limitrophes

par A. Mallem

L'université « 2 » Salah Boubnider qui accusait une surcharge d'étudiants inscrits dans des matières données, en Economie notamment, avait proposé aux nouveaux bacheliers des places pédagogiques ailleurs, dans des universités de la région,

telles que Guelma ou Oum El-Bouaghi.

Il n'y a, évidemment, pas de problème pour ceux qui acceptent d'aller étudier, ailleurs, qu'à Constantine, mais ceux qui ne peuvent pas se déplacer ont dû changer de choix de filière d'enseignement. Seulement, beaucoup d'autres eux n'ont pas compris qu'une institution universitaire, tout à fait neuve, comme l'Université 2 ‘Salah Boubnider' commence déjà à souffrir de problèmes de surcharge !

Contacté, hier, par nos soins, le professeur Mohamed El Hadi Latrèche, recteur de cette université, nous a expliqué le phénomène, en commençant par dire que la tutelle, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) avait déverrouillé l'inscription dans certaines filières, telles que les Sciences économiques, la Langue arabe ou le Droit. « Et cette année, satisfaction a été donnée aux étudiants qui ont fait le choix de ces filières, et ce dans toutes les universités du pays.

Toutefois, a-t-il précisé, on garantit la filière mais pas l'université où celle-ci est enseignée, provoquant un déséquilibre entre les places disponibles et la demande des inscriptions.

Aussi, une université qui est capable d'accueillir un certain nombre d'étudiants ne peut pas aller au-delà de ses capacités ». Et de citer l'exemple de Constantine où une filière, malgré l'augmentation de ses capacités d'accueil, avait enregistré des demandes allant jusqu'à 800 étudiants, alors qu'elle ne peut en contenir plus de 200. « Ceux qui s'étaient inscrits les premiers ont été placés à Constantine, le reste et tout en respectant le choix fait, a été orienté vers les universités de Guelma, Jijel ou Oum El-Buaghi. Et ceux qui ont préféré changer de filière tout en restant à Constantine ont été a,ussi satisfaits, dans la mesure des places disponibles ». « Cela s'est passé le 14 et le 15 août derniers.

Cette procédure n'a pas été utilisée uniquement à Constantine 2, mais également dans les universités de Batna, Sétif, Alger et Oran, entre autres », précise notre interlocuteur.

Et d'expliquer aussi que « c'est depuis de longues années que ce système est appliqué et Constantine a envoyé, des étudiants en médecine, par exemple, à Alger, à Oran et ailleurs, et ce à cause du fait que la région-est se trouve deux fois plus peuplée d'étudiants qu'Alger ou Oran », a affirmé le professeur Latrèche.