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A quoi sert le parti socialiste français ?

par Abdelhak Benelhadj

«Parti et socialiste vont devenir des gros mots pour les classes travailleuses» Jean Ziegler

La France offre à l'observateur un curieux spectacle. Un scénario que l'on voyait poindre depuis 2012 s'étale, peu à peu, au grand jour. Ce dimanche, une défaite cuisante aux départementales, à la suite d'une succession de déroutes : les municipales (mars 2014) [1], les européennes (mai 2014) [2], les sénatoriales (septembre 2014). Ce sera, probablement le cas, à la fin de l'année, lors des régionales. Et la facture n'est pas seulement politique.[3]

Parmi les bastions socialistes perdus figurent des symboles forts : la Corrèze, berceau électoral de François Hollande et l'Essonne, fief de Manuel Valls. D'autres départements tenus par des ministres ou des cadres majeurs du PS ont été perdus. Le message des électeurs est clair. C'est bien l'exécutif et ses principaux responsables qui étaient visés. Pensaient-ils vraiment qu'ils ne le savaient pas déjà ?

La réponse de l'Elysée et de Matignon et tout aussi étrange mais claire : « On ne va pas changer de cap, et encore moins de capitaine de navire », rapporte un proche du président. Réponse confirmée de diverses manières, par divers canaux.

«On perd et on continue». Libération du lundi 30 mars illustre, à sa manière, ce comportement suicidaire en première page, au-dessus d'un portrait de Valls, un air béatement satisfait, ce mot : «Battu mais content».

Marine Le Pen, dans une posture gaullienne douteuse interpelle le Premier ministre[4] : « Si les hommes d'Etat partent, avec honneur, les petits politiciens médiocres, eux, s'accrochent » (dimanche 29 mars 2015).

Perdu pour perdu autant y aller franco. Et tant pis pour les électeurs, les citoyens et les militants de base qui vont se retrouver au chômage. Les promesses, chacun connaît l'adage, n'engagent que ceux qui y croient. Déjà, une loi « Macon 2 » ou une version « audacieuse » de Macro 1 peu importe, est annoncée pour le cœur de l'été, saison habituelle des mauvais coups législatifs, assortie d'un 49-3 pour se prémunir contre les députés immatures d'une majorité perturbée…

Deux hypothèses expliqueraient cette conduite manifestement suicidaire. Une telle attitude laisse perplexe. D'autant plus perplexe que les politiques prisent tous les travers sauf le suicide.

1.- Patriotisme. Les socialistes seraient convaincus que leur politique est bonne pour la France. Dévoués et patriotes, ils placent les intérêts de leur pays au-dessus des intérêts de leur parti.

2.- Réalisme. Les socialistes seraient convaincus (ils seraient bien les seuls) que leurs choix produiront les résultats escomptés aux échéances des prochaines présidentielles et législatives. Les Français seraient, alors, bien obligés de reconnaître la justesse de leurs choix et les reconduiront à la tête de l'Etat français.

3.- Duplicité. Une question s'impose et c'est une question d'une grande simplicité : si les citoyens avaient désiré une politique de droite ce serait des partis de droite qu'ils auraient désignés par leurs suffrages et ils auraient, logiquement, reconduit N. Sarkozy à son poste.

Quels qualificatifs, en ces circonstances, mériteraient ces étonnants socialistes qui promettent une politique socialiste pour, dès leur arrivée au pouvoir, appliquer la politique de leurs adversaires ?

À quoi donc sert le Parti « Socialiste » ?

Réponse : Il sert à parvenir au pouvoir au nom du « socialisme » pour pratiquer une politique de droite et empêcher qu'une politique de gauche y soit menée. Et qu'en fin de compte les citoyens seraient, durablement, dégoûtés de tout ce qui évoque la gauche qu'ils placeront, enfin, un authentique parti de droite à la direction du pays.

En effet, depuis 2012, la France vit au rythme d'un régime sarkozien de gauche. Aussitôt élu président, F. Hollande a trahi ses promesses.

Mais cela ne fut une surprise (désagréable) que pour ses électeurs. Tout au long de sa campagne il a biaisé la plupart des réponses aux questions précises qui lui ont été posées, quant à sa politique, s'il parvenait au pouvoir.

Les observateurs qui ont suivi la campagne présidentielle sentaient dans le malaise du candidat socialiste à préciser ses objectifs, sur des questions importantes, son peu d'entrain à exprimer une ferme volonté de les atteindre.

DU SOCIALISME ELECTORAL AU SOCIAL-LIBERALISME «DECOMPLEXE»

Propos polémiques ? Ecoutons les socialistes aux affaires :

- Octobre 2012. Le ministre de l'Economie M. Moscovici, en visite dans l'entreprise Creuzet aéronautique (Lot-et-Garonne), inaugure le quinquennat socialiste des parades nuptiales vers les entreprises : « Je viens dire des mots d'amour aux entrepreneurs. »

 « Nous avons de très grandes entreprises mais nous manquons d'entreprises capables d'exporter, de se placer sur les marchés mondiaux. C'est à ces entreprises-là que va s'adresser la Banque publique d'investissement, aux entreprises en croissance, aux PME qui, aujourd'hui, manquent de financement, de prêts, de garanties, d'apport en fonds propres ».

À Agen, à l'issue d'une rencontre avec 23 chefs d'entreprise du Lot-et-Garonne, M. Moscovici a «assuré qu'il n'y avait pas, dans ce gouvernement, le moindre racisme anti-entreprise».[5]

- Le Premier ministre est, lui aussi, porté par un amour irrépressible et immodéré pour les entreprises. À l'université d'été du Medef, le 27 août 2014, il déclare, devant des chefs d'entreprise médusés : «ce sont les entreprises qui créent de la valeur, génèrent des richesses qui doivent profiter à tous». «J'aime l'entreprise», avait martelé Manuel Valls, très applaudi. «Il n'y a pas d'emplois sans employeurs».

Il remet cela à la ‘City ‘le cœur financier de Londres, en octobre 2014 (« my government is pro-business » et en Allemagne (« Ich mag die Unternehmen ») devant des parterres de patrons.

Les plus attentifs à l'évolution des partis politiques n'auraient pas été, autrement surpris. Les socialistes français ont fait leur Bad Godesberg depuis longtemps.

«Les clivages politiques ont beaucoup changé. Pourquoi refuser la main de ceux qui se reconnaissent dans le centre, le centre-gauche ou, en tout cas, ceux qui ne se reconnaissent pas dans les partis politiques traditionnels ? Je vous rappelle que dans plusieurs villes, nous gouvernons déjà avec le MoDem, avec les centristes », avait tenté M. Valls, en octobre 2014 [6].

Les centristes sont joueurs mais pas fous. Le centre n'est pas un parti, c'est un marché.

Sous la Vème République, les forces minoritaires cherchent un bon compromis avec un grand parti. Seules des élections, à un tour, avec une proportionnelle intégrale offre, aux « petites » formations, l'effet de levier qui fait et défait les gouvernements et autorise toutes les magouilles à l'israélienne.

F. Bayrou a payé son erreur d'une longue traversée du désert. Pourquoi donc s'acoquiner avec un parti en perdition ?

L'exécutif socialiste, non seulement, a renié la quasi-totalité de ses engagements, mais a plongé la France et les Français dans une grave crise sociale, économique, financière et in fine, politique. Et les socialistes ne sont pas les derniers à le signaler. C'est dire…

La situation est pour le moins préoccupante. La France accumule les records : les déficits commerciaux et budgétaires se creusent ou stagnent, à un niveau préoccupant. La dette (publique et privée) s'accroît. Les parts de marché se rétrécissent. La désindustrialisation s'accélère [7]. Le chômage atteint des plafonds méconnus, en particulier chez les jeunes [8].

Cependant que le principal partenaire de la France, l'Allemagne enregistre des records en sens inverse. Excédents commerciaux fabuleux, budgets excédentaires assortis de la « Règles d'or » constitutionnellement adoptée… tout récemment un taux de chômage inférieur à celui constaté lors de la Réunification (1990), près de la moitié de celui de ses principaux partenaires Italie, France… inutile de s'attarder sur les cas espagnol, portugais ou grec.

Jamais la France ne jouirait de taux d'intérêt, aussi bas, sans le soutient de Bruxelles de l'Allemagne et des marchés financiers. Sous réserve que les socialistes ne demeurent socialistes que dans leurs discours, ce qu'ils sont de moins en moins.

Ces différences se reflètent dans la sphère politique. Si on laisse de côté V. Poutine qui jouit d'une popularité élevée et constante, A. Merkel est la seule femme d'Etat qui demeure, à la tête de son pays avec des réélections successives qui feraient pâlir de jalousie la plupart des dirigeants occidentaux, y compris Obama, désormais pris en otage par le Congrès républicain [9].

« La finance, on ne lui demande pas d'être vertueuse, on lui demande d'être fructueuse », a déclaré François Hollande, recevant J. Attali, lui remettant son rapport « Pour une économie positive » (AFP le 21/09/2013 à 19h02). Malheureusement pour lui, et pour les Français, elle ne fut, ni l'une ni l'autre. Est-ce peut-être pour cela que le ‘Wall Street Journal' (24 mars 2015) voit le PS comme la seule option - par défaut - pour réformer la France et relancer son économie ?

Fructueuse, la finance ne le fut et ne saurait l'être que pour ceux qui la possèdent.

La continuité politique Sarkozy/Hollande s'est aussi poursuivie dans la politique internationale. Contrairement à son engagement de le renégocier, Hollande a renoncé à renégocier le Traité de Lisbonne. Comment pouvait-il en être autrement, dès lors qu'il avait approuvé, en 2008, la réforme constitutionnelle qui a permis sa ratification, sans passer par un référendum.

Le nouveau président n'a pas, davantage, remis en cause le retour de la France dans le système militaire intégré de l'OTAN et, en tous points, la France « socialiste » a repris à son compte les engagements militaires et politiques de l'exécutif précédent. Mieux, il les a accentués au sud de la Méditerranée et au Proche-Orient : Paris se tient résolument aux côtés d'Israël. Menace la Syrie et l'Iran. Soutient fermement, contre ses intérêts, la belligérance américaine en Ukraine. Tandis que Hollande reprend à son compte l'innovation de Sarkozy et participe, fidèlement, chaque année au dîner rituel du CRIF.

Le président a peut-être, à son corps défendant, une seule excuse : les Français ne l'ont pas vraiment élu. Et ils ne se sont que très peu attardés sur son programme. Ils «voulaient la peau de Sarkozy» et certes, ils l'ont obtenue.

Depuis la fin des « Trente glorieuses », à l'exception de la très ambiguë et éphémère séquence qui suivit l'élection de Mitterrand en 1981, vite rectifiée dès 1983, les scrutins alternent les politiques de gauche et de droite, avec une régularité qui n'a d'égale que la constante déception des électeurs.

Se doutaient-ils que le mandat de F. Hollande allait être aussi désenchantant, y compris dans la confusion des sphères privée/publique que l'ancien président avait portée à des excès inconnus, sous la Vème République ? Sans doute pas.

Résultats : des records d'impopularité et une chute irréversible et continue des adhésions au PS.

1.- Le pire est à venir après 2017.

Les «socialistes» par leur politique, ont préparé le retour de la droite afin qu'elle puisse, enfin, mettre en œuvre les «réformes structurelles» que Bruxelles, Berlin, Londres et Washington ne cessent de presser Paris d'opérer.

A savoir, une déréglementation du marché du travail, vers une abolition progressive du SMIC et du CDI, une baisse des cotisations (appelées « charges » pour connoter leur poids insupportable pour les entreprises), l'augmentation de la durée du travail (à l'échelle de la semaine et à l'échelle de la vie professionnelle, ce qui revient –en période de chômage structurel- à réduire les pensions. Prenant prétexte de son déficit, la privatisation de la protection sociale accentuera les inégalités et remettra en cause, peu ou prou, les fondements de la politique de correction des inégalités.

Toutes ces mesures, démantelant les pactes collectifs – dont certaines remontent au XIXème siècle-, sont dans les cartons du MEDF, depuis des années, voire des décennies. Le patronat les répète à l'envi.

Ainsi « libérés » des contraintes « idéologiques collectivistes qui pèsent sur la France et son économie », puisque les socialistes en conviennent volontiers, les conservateurs vont s'en donner à cœur joie, après 2017.

Bien sûr ces derniers voient bien que les socialistes ont repris, sinon dans le langage, du moins dans les faits, de larges pans de leur programme.

Il est indispensable que les « socialistes » restent des socialistes. Et la droite doit s'opposer, comme il convient, pour que le jeu politique conserve son sens et son apparat. Sinon à quoi ressemblerait une démocratie représentative s'il n'y a plus ni majorité ni opposition identifiables ? Particulièrement dans un pays où le conflit est constitutif de la nation, le moteur de l'histoire hexagonale.

Tous savent qu'il s'agit-là d'un jeu de rôle. Pour espérer être élu, il faut être lisible pour l'électorat. Et Dieu reconnaîtra les siens…

En attendant, les « socialistes » ne sont pas, seulement, nocifs par leur politique. Ils le sont, aussi et surtout, parce que pour ceux qui les ont portés au sommet ils ont détruit l'idée même de gauche (et en particulier pour ceux qui souffrent et qui souffriront, davantage, lorsque la droite sera de retour et qui ne sera plus (à tort) obligée d'avancer masquée.

2.- Entre-temps, le Front National (économiquement et doctrinalement, plus à droite que la droite, pour cela relire le programme économique de Jean-Marie Le Pen des années 1980) aura opéré une posture idéologique complémentaire à celle du « PS », à savoir : récupérer tous les thèmes du Parti de Gauche. Marine Le Pen a méticuleusement « mélenchonisé » son discours pour entraîner, derrière elle, ce qui reste de l'électorat de gauche, déçu par le PS.

Parti attrape-tout du paysage politique français, d'autant plus électoralement « crédible » qu'il n'a jamais gouverné, le FN cherche moins à accéder au pouvoir (pour pratiquer quelle politique, on se le demande ! Ses recettes sont déjà en œuvre) qu'à détourner tous les déçus des « mauvaises tentations ».

Etrange situation en vérité. Le FN pille le programme de la « gauche de la gauche ». La droite (sarkozienne) reprend les thèmes du FN et les socialistes appliquent une politique que la droite n'aurait pas reniée.

Comment, dans ces conditions, le brave citoyen-électeur-consommateur-téléspecateur français peut-il se retrouver ?

3.- Le PS redeviendra de gauche après 2017, quand il sera dans l'opposition.

Cette manœuvre est déjà en œuvre. Les « frondeurs » du PS et quelques dinosaures en ‘stand by' préparent le coup suivant et attendent leur tour : récupérer les déçus du PS et relancer, dans un nouveau et sempiternel cycle oppositionnel, une communication de gauche qui, à son tour, tentera de surfer sur les déconvenues de la droite et des conséquences désastreuses de la politique que le patronat ne s'interdit, d'ailleurs, nullement de revendiquer.

Et même sans cela, les « socialistes » pourront – si cette tactique est éventée-, relancer un « nouveau PS », avec un nouveau sigle, une nouvelle rose au poing et un nouveau Congrès d'Epinay. Sarkozy prépare, déjà, ses « amis » à une nouvelle communication et à un nouveau drapeau pour soustraire le parti à ses travers et à son histoire judiciaire mouvementée. La droite est un bon modèle en cela. Elle pratique, régulièrement, ces ravalements de façade, changeant régulièrement d'emballage pour faire des chemises neuves avec des vieilles. L'amnésie des électeurs fait le reste.

À l'évidence, Hollande, Valls et les caciques du PS, en première ligne, qui pratiquent une politique suicidaire, le font de manière délibérée. En toute connaissance de cause. Des pions sacrifiés et qui le savent parfaitement.

Certains, moins médiatiquement compromis, comptent peut-être, sur l'oubli des électeurs-consomateurs-citoyens… pour se refaire une virginité, après une séquence de droite qui s'annonce sanguinolente après 2017. Peut-être même avant, au train où les socialistes conduisent le pays.

LES FIGURES GLORIEUSES DU SOCIALISME EN EUROPE

Ce qui est vrai du PS français l'est tout autant de la majorité des PS européens (pour s'en tenir à l'Union européenne). Qu'on en juge : Anthony Blair (le « toutou » de Bush) et sa « troisième voie » ont laissé un souvenir impérissable en grande Bretagne. La famille Papandréou et ses acrobaties politiques ont contribué à ruiner la Grèce qui tient la « une » des nations en faillites depuis des années.

Le socialisme espagnol – aujourd'hui décrédibilisé - a permis le retour (que Podemos espère éphémère) d'une droite qui montre le chemin à la droite française.

Après avoir fait illusions quelques mois, Mattéo Renzi révèle que sa différence avec ses prédécesseurs de droite et de gauche (eux aussi maîtres en la matière) tient beaucoup au rajeunissement de sa communication. La patrie de la Commedia dell'arte demeure coincée entre une économie informelle hégémonique et des prescriptions européennes, de moins en moins, accommodantes.

Tous ces « réformistes » déclarent leurs convictions socialistes, lors des campagnes électorales et immédiatement après avoir été élus, déclarent leur flamme aux entreprises.

Le cas du SPD échappe à ce modèle, bien que la politique de Schröder (et les réformes Hartz – un transfuge de Volkswagen- qu'il a appliquées) est régulièrement donnée en exemple aux socialistes français pour convaincre qui en doute du caractère « efficace » du socialisme libéral.

LE PARTI DU SILENCE

Cependant, qu'aucun parti ne se fasse d'illusions sur son poids électoral réel. Le premier parti de France et d'Europe est le parti des abstentionnistes dont le nombre s'accroît, irrésistiblement, de scrutin en scrutin.

Ce parti du silence peut avoir deux destins.

Celui d'un étouffement progressif des peuples, désespérés de la stérilité des parades électorales, sans lendemains et de la démocratie formelle des urnes, avec une émergence redoutable d'une oligarchie qui se profile à l'échelle mondiale.

Toutefois, il est récurrent dans l'histoire, précisément au moment où cela est tenu pour, totalement improbable, qu'il arrive au parti du silence de prendre la parole. Certes, l'actualité est à la guerre des religions (y compris les plus laïques d'entre elles) et à la confrontation violente des terrorismes. Du moins est-ce sous ce label qu'on veut nous la vendre…

Note :

[1] Le PS a perdu un grand nombre de villes et de métropoles majeures. Face à tous les partis, y compris sur sa gauche (Grenoble, Saint Denis). De nombreux ministres ont été battus.

[2] Pour la première fois, le Front national arrive en tête d'une élection nationale (24,85% et 24 élus), devant l'UMP (20,80% et 20 élus) et le Parti socialiste au pouvoir (13,98% et 13 élus

[3] La perte de presque trente départements, soit près d'un tiers de ses élus, devrait se traduire par un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers d'euros. Les élus locaux sont, en effet, une manne non négligeable pour les finances des partis. Au PS, chaque élu reverse, en moyenne, 10% de son indemnité mensuelle aux fédérations (un taux qui varie selon les fédérations), soit environ 1.800 euros par an, pour chaque conseiller général PS, selon le trésorier du PS, Jean-François Debat. Etant donné que le PS a perdu un peu plus de 400 conseillers, dans les départements, passant de 1.439 à 1 028, selon les chiffres du parti, la facture est salée. Elle serait d'au moins 720.000 euros par an. Après la déroute des municipales en mars 2014, le parti avait déjà perdu gros : «un manque à gagner de 700.000 à 1 million d'euros, dans les fédérations», selon le trésorier du parti. (Le Parisien le 30/03/2015 à 20h03)

[4] Le propos est rigoureux mais le FN qui débaptise les rues du « 19 mars » fait semblant d'ignorer, en récupérant la rhétorique de l'« homme du 18 juin », « celui qui trahi l'Algérie française », que demain, sous la pression de son électorat pied-noir, les places, avenues, boulevards, monuments… dédiés au général de Gaulle seront aussi débaptisés dans les circonscriptions où le FN aura planté son drapeau. Au train où va la France, pourquoi ne pas les imaginer sous le signe de Jean-Marie…

[5] Le Monde.fr avec AFP, V. 26.10.2012 à 23h12

[6] AFP le J. 23/10/2014 à 18:04

[7] Et cela même si l'on intègre la désindustrialisation statistique par externalisations.

[8] Ce chômage serait moins préoccupant dans des pays à faible taux de fécondité, comme l'Allemagne, la Russie ou l'Italie.

[9] Cf. A. Benelhadj : Netanyahu à Washington, à Paris… comme chez lui. Le Quotidien d'Oran, J. 19 mars 2015.