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Des signes de la providence divine qui ont évité une «apocalypse effroyable» au monde musulman ?

par Medjdoub Hamed *

En 2003, la situation mondiale tant sur le plan économique que sur le plan géopolitique était déjà «pliée». Les Américains avaient décidé d'attaquer l'Irak. Pourquoi l'Irak? Pour plusieurs raisons.

L'Irak même sous embargo était un obstacle dans la stratégie américaine de domination du monde. Réfractaires à la domination des États-Unis au Moyen-Orient, l'Irak avec l'Iran constituaient un axe susceptible de renverser le statu quo au Moyen-Orient et, à terme, démettre l'emprise de la superpuissance sur la région pétrolière la plus riche du monde. Inacceptable pour les États-Unis. D'autant plus que l'Union soviétique ayant disparu de la scène internationale, la voie était libre pour l'Amérique pour mettre aux pas les pays récalcitrants à son hégémonie.

L'IMPONDERABLE: UNE AMERIQUE BRUSQUEMENT SINISTREE, AOUT-SEPTEMBRE 2005

Le roulement des tambours de guerre contre l'Iran était mené déjà par tous les médias du monde et amplifié surtout par l'Occident. Les avertissements et simulations étaient trop nombreux pour que cela fût faux. Une criée médiatique occidentale à tout va sur les plans d'attaque américains laissait prévoir le début des hostilités, selon toute vraisemblance, à l'été 2005. Mais changement de programme, «un impondérable décidera autrement». Il fera reculer l'imminence de la guerre sine die.

Que s'est-il passé ? Pourquoi les plans de guerre ont été retardés ? Ce qui n'était pas prévu, c'est cette tempête Katrina qui a fait changer tous les plans. Le jeudi 25 août 2005, à 11heures 30, est annoncé une tempête tropicale Katrina. Un mauvais rêve qui va ravager l'Amérique. «Une des pires catastrophes naturelles de l'histoire du pays», dira George W. Bush, après avoir survolé les zones sinistrées. Ce cyclone fit plus de 1800 morts et plus de 100 milliards de dollars de dégâts matériels.

Plusieurs Etats des États-Unis (Louisiane, Floride, Mississipi, Alabama, Tennessee, Kentucky, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Virginie-Occidentale, Virginie, Géorgie, Ohio) sont soit sous les eaux soit touchés par des tornades occasionnant de nombreux morts et d'importants dégâts matériels par les inondations. Toute la Nouvelle-Orléans (sous les eaux) et la Louisiane sont dans la désolation. Face à cette catastrophe du siècle, beaucoup d'Américains ont lié cet ouragan à la colère de Dieu contre l'Amérique. Comment cet ouragan est apprécié par les Américains ?

Terry Watkins écrit : «La destruction de l'ouragan Katrina a déclenché une catastrophe comme notre nation n'en a jamais rencontrée. Comme un missile téléguidé, Katrina a exécuté une mission d'extrême dévastation. En dépit de nos progrès technologiques, dans les ordinateurs, dans les satellites, dans les soins de santé et dans les tonnes d'innovations ahurissantes, notre nation est restée sans voix et sans défense.

Il semblait tout ce qui pouvait mal tourner, a mal tourné. La rupture des digues de la Nouvelle-Orléans ; Les milliers de victimes piégées ; Le pillage incessant; Les crimes pervers ; L'escalade des prix de l'essence ; L'effondrement complet des infrastructures de la nation pour aider en cas de catastrophe; Chaque jour après l'ouragan Katrina amenait de nouveaux cauchemars; Chaque jour après Katrina nous amenait la terrible nouvelle que quelque chose avait mal tourné. Les conséquences de Katrina se révélaient très profondes et de plus en plus meurtrières. Notre nation et le monde entier assistaient incrédules alors que le cauchemar de Katrina grandissait et maintenait la plus puissante nation du monde en otage dans son emprise dévastatrice. Des Américains se demandent :

«POURQUOI ?… POURQUOI DIEU A-T-IL PERMIS CETTE TRAGEDIE ?

[…] Cet article est une interprétation de l'ouragan Katrina d'un croyant dans la Bible. Notre Seigneur nous a ordonné de… «Discerner les signes des temps.» (Matthieu 16:3) Oui, nous pourrions facilement nous mettre la tête dans le sable tout en prétendant que Dieu ne savait rien de la colère de Katrina. Oui, nous pourrions tout aussi bien prétendre que Mère Nature a provoqué Katrina. Oui, nous le pourrions, mais nous aurions tort.

Est-ce que Dieu envoie un message à l'Amérique ? La présence et la puissance de Dieu ne devraient jamais être négligées dans la tragédie. En tant que chrétiens croyant dans la Bible, nous devrions toujours être fidèles à nous «examiner» nous-mêmes et notre nation. Nous ne devrions jamais bêtement nous fermer les yeux et les oreilles à un éventuel message de notre Seigneur. […]

Une victime étourdie et secouée de Katrina, debout dans les rues en ruines et ravagées de la Nouvelle-Orléans, a choqué un reporter en disant : «C'est la main de Dieu. Avez-vous regardé la trajectoire de Katrina changer ? Avez-vous vu comment Katrina a maintenu le cap sur la Nouvelle-Orléans ? L'Amérique a besoin de se repentir ! Katrina était-elle la colère et le jugement de Dieu?»

Le pape Benoît XVI s'est dit attristé par le désastre. Plusieurs pays (Taïwan, France, Cuba, Afghanistan, Suisse…) offrent leur aide à l'Amérique. Cuba et le Pakistan, des équipes médicales de plus de 1000 médecins pour secourir les victimes du cyclone Katrina. Le président Bush demande officiellement l'aide à l'Union européenne. La Russie, le Japon, les pays d'Afrique apportent leur secours en argent, matériels ou en nature à l'Amérique.

Selon la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, 70 pays, de l'Azerbaïdjan au Venezuela, ont versé plus de 100 millions de dollars à la Croix-Rouge américaine.

Une mise en place d'une morgue capable de recevoir plus de 5?000 corps près de la ville de Bâton-Rouge. Le 8 septembre 2005, environ 25 000 sacs mortuaires ont été amenés à La Nouvelle-Orléans, selon les services de santé de Louisiane

Les ex-présidents Bill Clinton et George Bush père lancent une vaste opération de collecte de fonds en faveur des sinistrés du cyclone Katrina. Le président américain George W. Bush envoie une lettre au chancelier allemand Gerhard Schröder pour le remercier de l'aide fournie par l'Allemagne.

Une pluie de critique ensuite fuse contre l'administration Bush dans la gestion du désastre. Les parlementaires américains demandent une commission d'enquête sur la gestion de la catastrophe.

La Chine, à travers son quotidien officiel, accuse Georges W. Bush et son administration d'avoir manqué à leurs devoirs dans la gestion des secours aux populations sinistrées.

UNE «APOCALYPSE NUCLEAIRE» PESAIT SUR LE MONDE - DES MILLIONS D'ETRES HUMAINS RISQUAIENT D'ETRE

EFFACES DE LA TERRE

Pourquoi cette catastrophe sur le plan métaphysique ? Que préparait l'Amérique contre l'Iran ? Une attaque américaine où l'emploi d'armes tactiques nucléaires étaient nommément cités. L'Administration Bush ne cessait de clamer au monde que «toutes les options sont posées sur la table» si l'Iran ne met pas fin à son programme nucléaire. Washington attribuait à l'Iran le soutien à l'insurrection irakienne, et donc la responsabilité sur les pertes matérielles et humaines que ne cessait d'essuyer la coalition anglo-américaine.

Une menace d'un conflit nucléaire réelle planait au Moyen-Orient. Pour l'administration Bush, tout l'échec des forces armées américaines en Irak venait de l'Iran. Les États-Unis pensaient, comme en 1945, frapper les sites d'enrichissement nucléaire, et obliger l'Iran à changer de politique.

Scott Ritter, ancien inspecteur des Nations unies en Irak pour les armes de destruction massive de 1991 à 1998 a affirmé en avril 2005 que «le Pentagone devait être prêt pour juin 2005 à lancer une attaque aérienne massive contre l'Iran afin de détruire le programme nucléaire iranien».

Il a aussi affirmé en juin 2005 que «les États-Unis se préparaient à une présence militaire massive en Azerbaïdjan qui préfigurerait une campagne terrestre majeure destinée à prendre Téhéran». Il a aussi affirmé que «l'attaque américaine avait déjà commencé». (Sleepwalking To Disaster In Iran [archive], 1er avril 2005, Scott Ritter).

Il était évident que les Américains dans ce bras de fer avec l'Iran jouaient leur notoriété de superpuissance mondiale. Mais, manque de chance, un impondérable, la tempête Katrina, entra en jeu, et perturbera leurs plans d'attaque.

Si cette tempête n'est pas survenue, que serait-il advenu ? De fortes probabilités laissent penser que les Américains auront procédé à «une frappe nucléaire contre les sites nucléaires avec des mini-bombes nucléaires» ? Que risquait-elle l'Amérique ? Très loin, à plus de 10 000 kms, de plus dotée d'une force de frappe nucléaire capable de rendre l'Iran à l'âge de pierre, de plus mers et océans du monde sont sillonnés par les flottes de guerre américaines, l'Amérique ne courra pas beaucoup de danger hormis ses forces dans les théâtres de combat. Et l'Iran n'a donc aucune chance face à l'Amérique.

Pourtant l'Iran s'entête et refuse de se plier au diktat américain. On peut penser que l'Iran qui est très avancé sur le plan de la maîtrise de la réaction nucléaire, et qu'elle procède à l'enrichissement nucléaire depuis déjà quelques années, a déjà pris ses dispositions en cas d'attaques nucléaires. Qu'elle peut passer rapidement la frontière qui sépare le civil du militaire, et se doter dans les jours qui suivent l'agression d'une capacité de riposte nucléaire. Et surtout personne ne sait alors la capacité du nombre d'ogives produites par l'Iran. D'autant plus qu'une frappe nucléaire américaine ne fera que légitimer une riposte nucléaire iranienne.

Certainement, les Américains se sont aussi préparés à ce cas de figure. Tout a été méticuleusement étudié dans la guerre qui se prépare contre l'Iran.

Une riposte nucléaire iranienne prouverait au monde que l'Iran mentait. Ce qui légitimerait l'Amérique dans sa guerre contre un Etat terroriste, un rogue state (Etat voyou) qui menace la paix mondiale. Dès lors, l'attaque américaine serait plus déterminée, plus légitime, progressive et massive. Une spirale s'ensuivrait qu'il serait difficile d'arrêter. Les Américains vont probablement s'entêter à détruire l'Iran. Ce rogue state a osé défier la première puissance du monde militairement.

Mais les Américains ne sauront pas combien d'ogives les Iraniens détiennent ni où ils sont entreposés. Ainsi on aura des missiles nucléaires qui vont s'abattre de part et d'autre. Une escalade nucléaire qui se transformerait de guerre nucléaire dépassant de loin ce qui s'est produit au Japon, à Hiroshima et Nagasaki.

L'establishment américain serait pris dans son propre piège avec «toutes les options posées sur la table». Déclenchant une guerre nucléaire, il embraserait tout le Moyen-Orient. Les missiles américains et les missiles (à longue portée) Shahab III créeront une apocalypse, avec plusieurs villes détruites iranienne, saoudienne, israélienne. Le monde ne croirait pas à ses yeux ? Téhéran, Ispahan, Tel-Aviv, Haïfa, Ryad…. Et des millions d'êtres humains disparaîtront, des millions d'innocents qui ne cherchaient qu'à vivre loin des ambitions de leurs gouvernements.

Que resterait-il de cette apocalypse nucléaire ? Quelle sera la réaction de la Russie, de la Chine ? Il est évident que ces puissances nucléaires ne bougeront pas de peur de provoquer une «Troisième Guerre mondiale». Tout au plus d'amener les États-Unis à la raison, au Conseil de sécurité, ou dans les tractations entre grandes puissances.

Mais le mal est fait. C'est trop tard. Le plus grave est que ce conflit nucléaire pourrait ouvrir la voie à d'autres conflits nucléaires. On comprend dès lors l'importance de l'ouragan Katrina qui est venu à bon escient détourner la bellicosité des faucons américains qui cherchaient à provoquer pour la première fois, après Nagasaki et Hiroshima, en 1945, une apocalypse nucléaire à «grande échelle».

L'AVANT-CRISE – UN «PATRIOTISME ECONOMIQUE»

Après la catastrophe de l'ouragan Katrina, «les plans de guerre contre l'Iran avec emploi d'armes tactiques contre les sites nucléaires» de nouveau étaient mis sur la table par l'administration Bush. Robert Gates, nommé début novembre par George W. Bush secrétaire à la Défense en remplacement de Donald Rumsfeld, reconnaît, le 5 décembre 2006 à Washington, «que les États-Unis ne sont pas en train de gagner en Irak. Cependant, il avertit qu'une «confrontation régionale» risque de se produire d'ici un an ou deux si la situation continue à se détériorer». Les événements qui vont marquer l'année 2006 montreront que les États-Unis sont toujours en recul sur tous les théâtres de guerre où ils sont impliqués. En Irak d'abord. Avec leurs alliés en Afghanistan. Israël qui lance une attaque contre le Hamas le 28 juin 2006 (opération pluie d'été), et quatorze jours après, étend le conflit au Liban (opération juste rétribution) occasionne des destructions considérables au Hamas et au Liban. Mais Israël ne réussira pas à plier le Hamas et le Liban.

Les États-Unis, en laissant Israël opérer militairement contre le Hamas et le Liban, cherchaient visiblement un prétexte pour attaquer l'Iran. A ces conflits, un autre événement va surprendre l'Amérique. C'est le premier essai nucléaire de la Corée du Nord, en octobre 2006. Là aussi, la politique américaine de non-prolifération est tenue en échec.

Enfin, le coup de grâce à la politique agressive des États-Unis sera donné surtout sur le plan économique, l'Amérique va subir la plus grave crise immobilière et financière depuis 1929. Une crise qui a pour origine une fraude et une mystification des crédits immobiliers massive, qui s'étendra aux autres pays du monde. La fameuse «crise des subprimes» de 2007 où des millions d'Américains perdront leurs logements et leurs économies, pour certains, l'économie de toute une vie.

Rappelons l'économie en 2000, à la fin du mandat de Bill Clinton. La Bourse de New York avait subi, à 6 mois d'intervalle, deux krachs des Valeurs technologiques, entraînant une récession au premier semestre 2001. Entre 2001 à 2003, des krachs boursiers à répétition ont épuré le système financier occidental des spéculations des années 1990.

Ni la baisse drastique du taux d'intérêt directeur, à partir de janvier 2001, ni les injections de liquidités massives opérées par la Fed dans le cadre des plans de relance ni les plans de réductions fiscales de 1350 milliards de dollars sur dix ans ne relanceront l'économie américaine. Elle restera en stagnation. Ce n'est qu'en 2003, avec l'entrée des États-Unis en guerre contre l'Irak, que commencera la reprise.

Comment expliquer cette reprise économique, alors que le taux directeur était au plancher à 1% et des milliers de milliards de dollars étaient injectés dans le système bancaire américain, depuis 2001 ? Tous les leviers macroéconomiques n'ont rien donné. Comme s'est opérée cette reprise ? Qu'aurait fait Wheeldon (voir 2ème Partie), s'il était à la tête de la Fed en 2003 ? Un économiste très critique sur la politique monétaire d'Alan Greenspan.

On peut penser que les autorités monétaires américaines se trouvaient devant un dilemme surtout avec l'entrée en guerre des États-Unis en Irak. Il fallait à tout prix réamorcer la pompe économique. Une Amérique frappée par une triple crise entre 2001 et 2003, à savoir le marché des actions ne cessaient de subir des corrections, les politiques keynésiennes traditionnelles ne fonctionnaient pas ou étaient d'un apport négligeable et une perte de compétitivité face à la Chine. Cette dernière est devenue l'«atelier du monde».

Que restait-il comme créneau de relance pour l'économie américaine ? Surtout qu'il fallait à tout prix soutenir l'Amérique en guerre.

A cette époque, l'Amérique était confiante, et penser réellement changer l'ordre mondial. En commençant la reconfiguration du monde musulman: le Grand Moyen-Orient (GMO). Il incombait donc à la Réserve fédérale américaine de mettre tous les moyens financiers et monétaires nécessaires pour assurer le succès de l'Amérique. C'était le mot d'ordre aux décideurs de la haute finance américaine. Il s'agissait en quelque sorte d'un «patriotisme économique».

LA CRISE DES «SUBPRIMES»,UNE «CONTRE-FORCE DISSUASIVE» CONTRE UNE APOCALYPSE NUCLEAIRE

Qu'en est-il de ce créneau porteur qui va permettre de doper l'économie américaine ? Ce sera l'immobilier, un secteur qui a la caractéristique d'être un grand pourvoyeur d'emplois. Mais pour que la construction de logements s'opère à grande échelle, il fallait que «les ménages américains soient solvables». Et c'est là où entre l'action du secteur financier américain. La Fed donnant son aval, les Banques américaines, mettant de côté les règles prudentielles, octroyaient à tout va des crédits pour achats de logements.

De plus, cette politique de construction massive de logement n'a pas suffi, il fallait aussi que les ménages consomment. Et on sait que l'agrégat macroéconomique «consommation» a un rôle considérable dans la croissance du PIB des États-Unis. Donc créer artificiellement un «effet de richesse» permettait de doper la consommation des ménages. Et cela passe par une augmentation des prix immobiliers. Et le seul moyen était de créer une spirale haussière, laquelle engendrait une bulle immobilière.

Le robinet monétaire ouvert à fond par la Fed, via l'octroi des crédits financiers, devait soutenir l'économie américaine.

En 2004, la Fed commence à relever son taux d'intérêt directeur. Le taux passe de 1% à 1,75% en décembre 2004. Le taux de la Fed faiblement relevé, la situation reste maîtrisé. A la fin de l'année 2005, en pleine crise Katrina, le taux de la Fed est relevé pour atteindre 3,75% la fin de l'année 2005. Cette hausse du taux commence à inspirer la peur auprès des ménages américains. Alors que face à l'ouragan Katrina, et le pays est en guerre, la Fed aurait dû modérer la hausse du taux d'intérêt court. Elle opéra le contraire. En n 2006, il est relevé à 5,25%, qui restera à ce plafond jusqu'à septembre 2007. C'est réellement la panique qui va s'installer dans l'économie américaine. A l'été 2007, la crise immobilière éclate, on connaît la suite.

La crise financière en 2008. Les milliers milliards de dollars injectés dans le cadre des quantitative easing (QE) pour le rachat de la dette publique et des créances hypothécaires pendant six ans. Jusqu'en 2014 pour les États-Unis. Pour les autres pays occidentaux jusqu'à aujourd'hui, en 2015. La Banque centrale européenne a encore en janvier lancé un nouveau quantitative easing.

Les conséquences de ce relèvement du taux d'intérêt directeur de la Fed (suivi par la banque centrale européenne) ont engendré un clash de l'économie occidentale. Huit millions d'emplois détruits en Amérique, le taux de chômage est passé de 5% à 10%. Des millions d'Américains ont perdu leurs logements et leurs économies. «Alors que ce qu'elle a fait la Fed après la crise de 2008, aurait dû le faite avant la crise. Modérer la hausse du taux d'intérêt directeur, injecter des liquidités et délester progressivement les créances hypothécaires à risque. Ce qui créerait une confiance et une solidité du système bancaire. Au lieu d'opérer un sauve qui peut.»

Si elle avait procédé par modération, la situation aurait certainement été meilleure. Une grande partie des millions de ménages américains endettés n'auraient pas perdu leurs logements, et leurs économies n'auraient pas disparu, puisqu'elles resteraient investies dans leur immobilier.

Evidemment, il fallait des orientations de la Maison Blanche. Pousser vers la désescalade de la guerre contre l'Iran, entamer un processus de dialogue avec les parties irakiennes en conflit pour mettre fin à la guerre et procéder à l'évacuation des forces d'occupation. Mais ceci ne s'est pas produit. Les menaces ont continué.

Il est évident qu'un conflit nucléaire couvait dans le monde, si ce n'était «l'ouragan Katrina et la crise des subprimes qui ont joué comme une contre-force dissuasive». Sans ces impondérables, ces «signes de la Providence divine», le monde serait parti pour une «apocalypse effroyable».

*Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale, Relations internationales et Prospective.

www.sens-du-monde.com

Note :

1. «Comment la Banque Centrale Américaine (Fed) a provoqué un Contrechoc Pétrolier ? Vers un Réajustement Monétaire Mondial ? » (1ère Partie), le 4 février 2015, www.sens-du-monde.com, www.agoravox.fr, www.lequotidien-oran.com

2. «L'impossible gouvernance financière éthique dans le monde. La cause, la «Nature humaine» selon l'ancien gouverneur de la Fed, Alan Greenspan» (2ème Partie), le 14 février 2015, www.sens-du-monde.com, www.agoravox.fr, www.lequotidien-oran.com

3. «L'énigme de la crise financière de 2008. L'ancien gouverneur de la Fed, Alan Greenspan, dénonce. Un «cas de conscience» sur la guerre en Irak » (3ème Partie), le 18 février 2015, www.sens-du-monde.com, www.agoravox.fr,

4. «Misère, Régression, Guerres et Progrès de l'Humanité. Mode de Penser Medjdoubien sur la Dynamique du Monde», le 26 novembre 2014, www.sens-du-monde.com et www.agoravox.fr