
Les enseignants
contractuels, exclus du concours de recrutement de Professeurs d'enseignement
secondaire (PES) sur titre du 12 août dernier, ont poursuivi leur sit-in de
protestation initié depuis dimanche dernier, devant la direction de l'Education
de la wilaya de Constantine. Ils ont fait monter la pression d'un cran, jeudi
dernier, et ont été reçus par un conseiller du directeur. En tout cas, ils
étaient, en cette matinée de jeudi écoulé, sensiblement plus nombreux et
surtout plus bruyants. En effet, ils faisaient des tours autour du bâtiment
abritant les services de la direction de l'Education, en criant des slogans et
en portant des pancartes, exprimant leur désarroi et leur colère contre les
responsables de la tutelle. Ainsi, pouvait-on lire sur une des affiches, «Nous
en avons marre des promesses, nous voulons du concret», «Nous ne méritons pas
cela», «Pourquoi nous pousser au suicide !?» etc.
Selon leur
représentant, «nos dossiers n'ont toujours pas été étudiés et le conseiller
s'est limité à nous informer qu'une commission d'enquête a été mise sur pied au
ministère, pour vérifier si toutes les dispositions réglementant le concours en
question ont été respectées par les directions de l'Education de wilayas. Et
pour le cas qui nous concerne plus particulièrement, il nous a invités à
déposer des recours individuels à la direction de l'Education, qui est prête à
les examiner et surtout ceux des candidats qui se sont senti lésés dans leurs
droits en rapportant les faits qui peuvent l'étayer et le démontrer. Ce que
nous avions fait auparavant en vérité, puisque nous avions déposé des recours
individuels et d'autres collectifs, mais apparemment ignorés» dira notre
interlocuteur. Et de poursuivre en ajoutant que «nous ne sommes pas des recalés
du concours du 12 août dernier, comme rapporté par certains journaux, mais
plutôt des exclus arbitrairement, parce que la tutelle a favorisé les
titulaires du Master, au détriment de ceux qui ont la licence et le Diplôme
d'études supérieures (DES) appartenant au système classique».