
Erigé dès les
premiers jours du mois de Ramadhan, le marché parallèle constitué de baraquements
de fortune et établi aux côtés de l'actuel Souk Ellil, avenue Aïssat Idir
prolongée, vient d'être éradiqué jeudi passé, très tôt dans la matinée.
L'opération
entamée par les pouvoirs publics a vu les services de sécurité et autres
services de la commune intervenir efficacement pour éliminer cette atteinte à
l'ordre public et à l'environnement en général. En petit nombre, les baraques
informelles se sont multipliées très vite, profitant de la période estivale,
commerçante avec l'avènement du Ramadhan au point où les kiosques internes de
l'ancien marché chômaient et étaient désespérement vides, relevait-on. A ce
décor hideux, se conjuguaient la proximité des lieux et l'insalubrité ambiante.
Le laxisme n'a pas trop duré, fort heureusement, la réaction étatique s'est
vite fait, dans le seul intérêt de la ville et de ses citoyens qui assistent
souvent impuissants à la prolifération de l'activité informelle dans plusieurs
axes, cités, quartiers y compris dans le centre-ville où la grande place béante
demeure pour les Bel-Abbésiens, les alentours de la coupole du centre-ville, et
en face le boulevard Didouche Mourad
véritable vitrine révélatrice d'une cité
urbaine que les lois de la République lui confèrent le droit d'être
réhabilitée, entretenue, sauvegardée, relookée, sans dépenses faramineuses et
autres choix incompatibles en termes d'esthétique et de look, sans verser dans
la nostalgie.