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Diar Rahma : Plus d'une centaine de pensionnaires, dont des enfants
par Salah C.
 Diar Rahma abrite 110 pensionnaires dont l'âge varie entre 2 et 87 ans et
parmi lesquels 5 enfants. Ces derniers ont été ramenés au centre après des
actions menées aussi bien à Oran que dans d'autres agglomérations de la wilaya.
Selon la directrice de cet établissement, pour ce mois de Ramadhan et dans le
but d'assurer une meilleure prise en charge des pensionnaires, pas moins de 80
agents ont été mobilisés, de jour comme de nuit, afin de rendre le séjour plus
attrayant à ces personnes arrachées à la précarité, même si le séjour n'est que
temporaire. Cependant, notre interlocutrice précise que faute de structures
spécialisées pour chaque catégorie de SDF, Diar Rahma accueille toute catégorie
de personnes et parfois on assiste même à la présence côte à côte et à titre
illustratif, d'un malade mental et d'un cancéreux, deux catégories qui
nécessitent certes une prise en charge particulière mais dans des conditions
autres. Concernant les actuels locataires de Diar Rahma, ils bénéficient d'un
programme particulier qui prévoit des sorties après le f'tour, une animation
sur les lieux avec notamment des cours religieux. Durant les soirées, les
sociétaires de la structure ont toute la latitude de préparer eux-mêmes leur
café ou leur thé afin de les replonger dans l'ambiance familiale qui leur fait
tant défaut. Selon notre interlocutrice, l'importance de cette vie en
communauté est la meilleure façon de les mettre dans des conditions proches des
habitudes familiales. En cette période estivale, la structure ne fait pas le
plein sachant que les capacités d'accueil sont de 200 personnes, des capacités
qui sont souvent dépassées pour atteindre notamment en hiver pas moins de 230
personnes. Même si la réglementation stipule que le pensionnaire ne peut être
accueilli que temporairement, aucune durée n'est précisée donnant ainsi toute
la latitude au chef d'établissement de décider de la fin du séjour. A ce titre,
la directrice précise qu'une femme a séjourné durant 5 ans dans cet
établissement. Depuis son ouverture, Diar Rahma a été souvent le refuge de
personnes se faisant passer pour des SDF tel le cas de deux soeurs, venues de
Boufarik, dans l'unique but de s'adonner à la mendicité avant d'être
recueillies à Aïn El-Turck lorsque l'une des deux sœurs se déplaçait en
fauteuil roulant, se faisant passer pour une paraplégique. Mais le cas le plus
frappant, et qui reste dans les annales du centre, est lorsque ce dernier
abritait en 2009 plus d'une quarantaine de malades mentaux des deux sexes. A ce
titre, l'admission d'un malade mental à l'EHS psychiatrie de Sidi Chami
nécessite d'abord le transit par le pavillon 35 du CHUO, qualifié pour être
l'une des structures les plus inhumaines. En revanche et pour des conditions
humaines, un SDF ramassé ne peut en aucun cas être refusé à son arrivée à Diar
Rahma.
Réalisé à l'issue d'une large action de solidarité nationale, le téléthon,
l'établissement qui dépend de la direction de l'action sociale bénéficie d'un
budget de fonctionnement octroyé par le secteur et bénéficie de dons de la part
de bienfaiteurs ou encore d'associations qui viennent sur place prendre en
charge les pensionnaires.
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