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Oran :
Tension sur le transport à Sidi Chahmi : Des navettes de l'ETO durant les heures de pointe
par S. M. ![]() Les habitants de Sidi Chahmi et ses hameaux sont confrontés à un manque
terrible de moyens de transport pour relier le chef-lieu de la wilaya. Se
rendre à Oran devient, de plus en plus, compliqué pour les citoyens de cette
localité qui enregistre une explosion démographique due à une urbanisation
anarchique. Cet état de fait commence à exaspérer les usagers surtout les
travailleurs dont nombreux sont contraints de sortir, tôt le matin, pour
prendre le bus. Les habitants sont montés au créneau pour exiger des services
concernés, notamment la direction des Transports de la wilaya d'Oran (DTWO) de
réactiver la ligne 59. Les réclamations des habitants ont semble-t-il trouvé un
écho auprès des services concernés qui viennent de consacrer 4 navettes
quotidiennes pour le transport des usagers durant les heures de pointe.
L'entreprise du transport d'Oran (ETO) a en effet, affecté 2 bus pour desservir
la liaison Sidi Chahmi / Palais des Sports, à M'dina J'dida. Le trajet dure en
moyenne 35 minutes seulement au grand bonheur des usagers de cette localité qui
devaient se rendre auparavant à El Barki à bord des fourgons de transport avant
de prendre les bus de la ligne 29 pour se rendre au centre-ville. Il ne s'agit
toutefois pas d'une ligne régulière puisque les 2 bus de l'ETO assurent des
navettes durant les heures de pointe seulement pour le transport des
travailleurs et autres usagers. A noter que les transporteurs privés desservant
la localité de Sidi Chahmi ont déserté cette ligne suburbaine au profit
d'autres localités pour «faible rentabilité». Première conséquence de cet état
de fait, les usagers trouvent d'énormes difficultés à se déplacer à Oran. Il
est ainsi difficile de trouver une place assise aux heures de pointe. Les
citoyens sont tassés comme des sardines par des receveurs ne souciant que du
gain. Pour arriver à bon port, sans essuyer trop de dégâts, le pauvre usager
doit faire preuve de grande patience à cause des arrêts prolongés, qui peuvent
durer entre 5 à 10 minutes pour chaque stationnement, pratiqués illégalement
par les transporteurs privés. Les usagers, embarqués comme du cheptel dans les
fourgons, s'agrippent, de toutes leurs forces, aux barres afin de se prémunir
des secousses et freinages brusques et violents.
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