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Oran : Algériens et Espagnols parlent investissements
par Houari Barti
 Les modalités
d'investissement en Algérie et en Espagne ont été passées en revue lors d'une
rencontre entre opérateurs économiques des deux pays.
Organisée par le
consulat général d'Espagne à Oran et KPGM, société de consulting américaine,
cette rencontre «s'inscrit dans le cadre des rencontres cycliques entre les
opérateurs des deux pays», a indiqué au Quotidien d'Oran M. José Manuel
Rodriguez Martinez, consul général d'Espagne à Oran. Il s'agit, a-t-il
expliqué, de «promouvoir l'investissement en passant en revue l'ensemble des
textes réglementaires y afférant.» M. Rodriguez Martinez a souligné dans ce
contexte que «les deux pays traversent un moment spécialement intense dans leur
relation». Un moment, a-t-il dit, «marqué par une optique de renforcement de
leurs relations de coopération.» Le consul général d'Espagne a rappelé qu'il
existe actuellement pas moins d'une soixantaine d'entreprises mixtes présentes
d'une manière permanente en Algérie, dans des secteurs aussi divers que
porteurs, à l'exemple du bâtiment (habitat, équipement public), le secteur de
l'eau, le dessalement de l'eau de mer, le secteur ferroviaire, le tramway et
l'agro-alimentaire entre autres. Ce chiffre est beaucoup plus important, des
centaines, si on compte les entreprises qui viennent et repartent cycliquement
pour des projets limités dans le temps, a-t-il encore noté. Concernant le
secteur agro-alimentaire, M. Rodriguez Martinez a tenu à souligner l'intérêt
grandissant des opérateurs espagnols qui, après s'être distingués par la
présence de plus en plus marquée des produits fabriqués en Espagne, devront
passer très prochainement à l'étape de production ici en Algérie, à travers la
nouvelle usine de pâtisserie industrielle de marque «DulceSol» qui sera
implantée à Sig dans la wilaya de Mascara. Le consul général d'Espagne à Oran
a, dans ce même ordre d'idées, tenu à souligner que «la présence espagnole en
Oranie a parfaitement intégré l'exigence légitime algérienne du transfert de
technologies et de savoir-faire.» Une exigence qui se traduit déjà par une
coopération en matière d'enseignement supérieur à travers notamment la
préparation au master en beaux-arts pour la réhabilitation des œuvres d'art, un
diplôme internationalement reconnu. Ce transfert du savoir-faire s'illustre
également, a ajouté le responsable espagnol, par le mémorandum signé avec les
autorités algériennes pour la réhabilitation des immeubles à Oran et la formation
de jeunes artisans algériens aux métiers de restauration et de réhabilitation
du vieux bâti.
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