Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Béthioua: Les habitants de Ararsa dénoncent les coupures d'électricité

par Djamel B.

Les habitants de la localité de Ararsa, dépendant de la commune de Béthioua, viennent de lancer un appel pressant au wali d'Oran pour intervenir et mettre un terme au calvaire qu'ils endurent depuis maintenant plus de six mois. Les représentants des habitants, qui se sont déplacés au siège de notre rédaction, affirment que la colère des citoyens est à son comble suite aux coupures fréquentes d'électricité.

«Si nous avons tenu à interpeller le wali, c'est pour éviter d'éventuels débordements des citoyens qui n'arrivent plus à supporter ces coupures», assurent nos interlocuteurs. Ces derniers affirment que cette situation est due aux branchements illicites à partir des câbles des poteaux électriques par des habitants au niveau d'un site récemment érigé. «Parfois, ce sont des coupures générales et d'autres fois elles ne touchent qu'une partie des foyers. Cela n'a pas été sans causer des désagréments à bon nombre d'habitants, notamment les effets néfastes causés sur les appareils électroménagers», poursuit l'un des habitants. Pour mettre un terme à cette situation, nos sources affirment avoir saisi les services du chef de daïra et ceux de la Sonelgaz; mais jusqu'à présent, rien n'a été fait.

Outre le problème de l'électricité, les habitants ont tenu à signaler les nombreuses fuites d'eau qui ont transformé les ruelles en véritables bourbiers. «Depuis l'ouverture de la station de dessalement, la canalisation en place ne peut contenir la forte pression de l'eau, ce qui a causé de nombreuses fuites sur le réseau», ajoutent les mêmes interlocuteurs.

L'autre point soulevé concerne la fermeture de l'axe principal reliant Béthioua à Ararsa pour des travaux. «Cette route est fermée depuis deux mois et les travaux sont à l'arrêt. Pour les enfants scolarisés à Béthioua , ils doivent faire un long détour et sont obligés de payer leur course le double. Nous tenons à signaler que pour le transport scolaire, nos enfants ne disposent que de deux bus, ce qui oblige bon nombre d'entre eux à recourir à des clandestins», signalent les mêmes habitants.

Enfin, les habitants espèrent l'ouverture d'un guichet au niveau de la poste pour pouvoir encaisser leurs salaires sur place au lieu d'effectuer le déplacement vers Béthioua et attendent avec impatience que la direction de la poste leur affecte un facteur.