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Les Nobel : gratification des parvenus, des domestiques, des escrocs et des criminels

par A. Benelhadj

«Il y a deux sortes de justices : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi et l'avocat qui connaît bien le juge !» Coluche

Le prix Nobel de la Paix 2011 a été décerné ce vendredi à trois femmes, la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, et deux militantes des droits de l'homme, la Libérienne Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman. Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, économiste formée à Harvard (un des temples yankees du conservatisme où les libéraux sont taxés de communistes), était la première femme élue «démocratiquement» présidente en Afrique en 2005.

Considérée comme une «réformatrice» et un «défenseur de la paix» à son arrivée à la tête du Liberia, Johnson Sirleaf est accusée par l'opposition d'acheter des votes en vue de la prochaine présidentielle et de détourner les fonds publics pour financer sa campagne. (Associated Press, V. 07/10/2011 à 13:09).

Associer une Yéménite à cette cérémonie est un coup de maître pour compenser l'asymétrie des soutiens apportés, d'un côté aux régimes rétrogrades et authentiquement antidémocratiques de Sanaa, de Aman, de Rabat, de Bahreïn… et de l'autre côté aux peuples tunisiens et égyptiens dont le soulèvement pour la liberté menacent réellement les intérêts occidentaux.

L'attaque contre le régime «exotique» de Libye est à la fois un acte de rapine internationale digne des forbans du passé et – reprenant le slogan apocryphe de «printemps arabe» à leur compte – les «coalisés» brouillent les cartes en transformant les loups en brebis de Saint Vincent de Paul. Bravo ! Le tour de passe-passe n'est pas encore réussi, mais les aéronefs et les commandos de l'OTAN sur le terrain s'y attèlent, pendant que les médias «embarqués» regardent «professionnellement» ailleurs. Tout le problème, cela va de soi, sera d'isoler les explosives inimitiés tribales que la guerre qui n'aurait pas dû durer plus que quelques semaines a rendue inévitables - le sang a beaucoup coulé - de l'exploitation lucrative des richesses du pays. Quoi qu'il en soit il faudra faire vite : les finances internationales sont au plus mal, les déficits jumeaux sont aux limites, l'endettement dépasse les seuils acceptables et les peuples européens et américain ne vont tarder à se rendre compte de la supercherie. Déjà ils s'interrogent, 10 ans après, sur les raisons de la guerre en Afghanistan... L'Allemagne et la Chine refusent de continuer de financer ces aventures ruineuses et la Russie bloque toute possibilité de manœuvre au Conseil de Sécurité. On comprend que Washington regrette l'éthylique Eltsine…

En tout état de cause, Ali Abdallah Saleh n'en est plus à un Nobel près.

C'est en ces circonstances que l'on se souvient que le Libéria est avant tout un artéfact géopolitique américain vers où l'Oncle Sam projetait d'envoyer ses esclaves rendus encombrants et inutiles par la révolution industrielle et l'ingénierie machiniste taylorienne (1). Pays devenu par la suite le havre complaisant de tous les pavillons qui fuient la fiscalité et les réglementations ouest-européennes et nord-américaines.

On sait ce que cette compétition fiscale et la pullulation des Onassis écornifleurs voraces ont coûté à la Grèce.

Qui se demanderait après cela, si l'on en croit la fable, pourquoi Mme Nobel avait jeté son dévolu sur un matheux au détriment d'un industriel de la nitroglycérine miné par la culpabilité ?…

La fonction idéologique de ces gratifications pompeuses est d'évidence :

1.- Maintenir les universitaires dans un statut régressif de têtes d'œuf à l'usage des transnationales de la mitraille et des producteurs de quincailleries (ce sont souvent les mêmes : GE, Boeing, Saab, Renault, Daimler Benz, Krupp… un canon pour monsieur, une cafetière pour madame, un micro-ordinateur pour le petit qui deviendra plus tard la fierté de ses camarades, pilote de chasse ou Nobel de chimie félicité pour avoir réussi le mélange du gaz et de la moutarde).

2.- Donner un coup de pouce coefficienté à tous les rétrogrades, les conservateurs… et à toute sorte de domestiques solennellement baptisés «chantres de la liberté», que l'Occident soucieux de ses intérêts produit à profusion par-delà ses marches : Andreï Sakharov (1975), Lech Wa³êsa (1983), Aung San Suu Kyi (1991), Chirine Ebadi (2003), Liu Xiaobo (2010)… ou l'AIEA (2005) et son très accommodant El Baradei. C'est à cela, au-delà des confusions de conscience de son créateur, que le Nobel de la paix a été dédié.

Beaucoup ont estimé que son attribution à Obama en 2009, lui qui n'avait encore jamais rien entrepris en faveur de la paix, fut un investissement, un pari sur l'avenir, en quelque sorte une avance sur vertu présumée. Après le fiasco d'Annapolis, le discours du Caire avait fait rêver même les plus irréductibles des désenchantés. Hélas ! Hélas ! C'est d'un prix d'art dramatique et de Commedia dell'arte qu'il aurait été opportun de le récompenser. Une pathologie universelle : loin de la performation oratoire des politiques de jadis, les élus d'aujourd'hui sont d'abord d'habiles rhéteurs, des embobineurs professionnels tarifés dont les discours n'engagent, comme dit l'adage, que ceux qui les écoutent. C'est sans doute pourquoi l'abstention est devenue la valeur électorale la plus partagée dans ces démocraties exemplaires, donneuses de leçons, où se tarit peu à peu l'électorat qui croit à la force authentiquement subversive de l'alternance. Deux siècles après le Mayflower, les «Indignés» gagnent et prolifèrent dans le Nouveau Monde.

La situation vire à Ubu quand on pense aux Nobel de la Paix attribués à des hypocrites congénitaux tel E. Wiesel (1986) ou à des politiques israéliens, dont l'inqualifiable et sophistiqué criminel Perez (1994) du même pedigree que son congénère Kissinger (1973) (2), encore reçu avec des égards dus à un homme d'Etat honorable. La mémoire des peuples est plus sélective et plus volatile que les marchés financiers… avec, cela coule de source, l'orwelienne collaboration des multinationales de l'intox et de la désinformation.

Qui douteraient plus d'une seconde que ces Nobel, y compris ceux qui récompensent les œuvres novatrices en sciences et techniques, très loin des illusions initiales de leur auteur, ne représentent rien d'autre qu'un autre territoire de la guerre.

Cet été, loin des désordres du monde, la très paisible et très chrétienne pétromonarchie norvégienne a découvert en son sein des monstres domestiques dont elle se croyait par destinée épargnée. On ne célèbre pas la dynamite en vain.

LES NOBEL DE LA SUBORDINATION

Inutile de revenir sur l'ersatz de Nobel d'économie noblement attribué depuis 1969 par les banquiers suédois et leur Académie royale. Qui s'étonnerait dès lors que la plupart des lauréats soient des économètres et des monétaristes ultralibéraux à la mode des Chicago Boy's, rejetons de l'indégonflable feu Milton Friedman (Nobel 1976), aussi peu perméable à l'autocritique que notre «génie» anonyme local, je fais évidemment référence à cette augure qui clamait la mort du keynésianisme il y a deux ans, alors qu'aujourd'hui à Manhattan, les libraires sont en rupture de stock de Das Kapital. Les potaches, les traders, les créanciers et les boutiquiers ne savent plus à quel saint se vouer.

Il faut plus qu'un papier fat et pédant dans l'Encyclopaedia Universalis pour faire oublier la stérilité d'un passage grandiloquent au ministère des finances (on sait qu'au moins depuis 1980 il n'y a plus d'économie à administrer en Algérie : la Sonatrach et les trabendistes s'en chargent. L'une pour faire rentrer les dollars – défalqués de l'obole laissée à l'Oncle Sam et à ses obligés-, les autres pour les faire sortir et contribuer à la ruine de notre industrie, aujourd'hui presque achevée. Merci à notre éblouissant ex-ministre chargé de la stratégie industrielle !). Il faut choisir : on ne peut être simultanément dedans pour diriger et dehors pour vilipender. Un jeu confortable auquel se prête la horde des pique-assiettes (tout particulièrement les «intellectuels» du sérail) qui tètent tous à la même mamelle.

Y compris cet «expert international» émérite qui étale partout où il s'invite un art rustique du plagiat. Aucune âme charitable n'oserait donc avertir ce génie pathologique du copié/collé que son truc est éventé, et que même si le ridicule ne tue plus dans notre pays, la décence invite à la discrétion (3).

En Algérie, à front renversé, surnage une faune opportuniste de libéraux décatis, avec leurs cortèges de retraités de l'expertise hier moines soldats du Gosplan, aujourd'hui reconvertis au joies de la compétition, au moment où le marché est partout dénoncé comme une impitoyable délinquance, au moment où en Tunisie (pays qu'il y a à peine quelques mois on nous donnait en exemple de réussite et d'intelligence économique) on en fait justement le procès parce qu'il constitue le stade suprême de la violence légalement concédée aux brigands et aux scélérats.

Notre premier ministre, Nobel multilingue imperturbable ès confusion, toujours en quête d'irréversibilité, jure que notre pays n'a plus d'autres horizons concevables que celui du libéralisme, alors que nos capitalistes indigènes sont informellement et très fermement accrocs à la rente, passant plus de temps dans les ministères et les salons cossus que dans leurs entreprises.

Tous ces parasites (privés et publics) conviennent (ressassant une antienne lancée chez nous en 1962 pour étrangler ce qui venait de naître), que décidément la bureaucratie entrave la créativité et la liberté. En juin dernier, ils paradaient le verbe haut à la tête de la Société Civile, exigeant l'accès direct au club très fermé des hydrocarburo-dépendants. L'enfûtage du pétrole ne leur suffit plus. La rente, «comme tous les autres», ils la veulent à la source. Ils revendiquent le traitement équitable des écornifleurs. Avec toujours les mêmes fadaises entendues ailleurs avec les mêmes résultats : on créera plus d'emplois, on augmentera les excédents extérieurs hors recettes hydrocarbures, on produira plus de biens à haute valeur ajoutée…

On croirait réentendre ce brave Yvon Gattaz à l'époque où il pérorait ce genre de balivernes à la tête du CNPF avec la voix suave d'un franciscain.

Entre Orient et Occident, Ouyahia et Belkhadem, (la permutation des deux faces du même Nobel de la dépendance), s'organise une lutte entre les libéraux enturbannés qui demandent des pétrodollars pour commercer ce qu'ils ne produisent pas et les libéraux industrieux, les architectes d'une Algérie-PMI sous traitante à la sauce «ex-ministère de la participation» Nobel de la faillite industrielle, continûment dédaignée par les IDE.

Tous deux prennent leurs ordres off shore. Une fumisterie de plus. Une fumisterie de trop. Entre les deux, des gardiens occultes des réserves de change comptent les sous et les coups, brouillent les cartes et arbitrent, sans mode d'emploi, le sort du pays auquel on consent des chutes de table, selon l'évolution du front en Tunisie, en Egypte, en Libye ou en Syrie.

TUER LES MORTS EST UN TRAVERS D'EPOQUE

En février 2005, entre chiens et loups, sous le haut patronage d'un ministre du travail, aussi utile que de la paille dans l'acier, on a confié à une Commission ronronnante de notre très démocratique Assemblée le soin d'assassiner «19 juin», supprimé du calendrier des fêtes légales de la République et aussitôt banni des rues de nos villes. Les acteurs de l'histoire, les uns après les autres, sont déterrés à El Alia par des médecins légistes reconvertis dans les Pompes Funèbres Générales et fusillés lâchement en des procès indignes. C'est aisé, maintenant que les Hommes ne sont plus là pour se défendre. El Hadj El Anka a prononcé des sentences définitives les chacals qui chassent en meutes. En mai 2009, l'Association nationale des anciens condamnés à mort a demandé au gouvernement, de décréter le 19 juin, «Journée nationale des anciens condamnés à mort.» Qui serait prêt à jurer qu'il s'agissait d'un hasard ? Il serait pourtant plus facile, dans une nation privée d'avenir, d'occire ceux qui n'ont jamais vécu et nous savons que c'est le cas de ces glorieux Nobel avortés et méconnus qui dirigent notre si beau pays, en bonne compagnie de la diversité zoologique de leurs opposants qui piétinaient sur commande tous les samedis. En vain !

Il y a aura toujours des esprits chagrins pour objecter (ce à quoi ils s'appliquent depuis le départ de leurs saigneurs et maîtres) combien il est facile de critiquer les Nobel que l'on ne s'est pas donné la peine de produire…

Objection retenue votre honneur, avec les réserves d'usage. Des éminences retorses tiennent régulièrement à nous convaincre, à tort évidemment, que l'Algérie comptent (au moins) trois Prix Nobel : Alphonse Laveran (médecine, 1907), Albert Camus (littérature, 1957) et Claude Cohen-Tannoudji (physique, 1997).

Les requins en eau trouble y auraient volontiers ajouté ce ménestrel-soldat voué aux Magav, Nobel assourdissant de la musique «judéo-arabe» (que Abed Charef traite comme il convient dans Le Quotidien d'Oran, du 02 octobre dernier). Aucune de ces lumières, cela tombe sous le sens, ne participe de notre génie national, bien le contraire ! (4)

«On ne peut regretter que ce qu'on se rappelle» écrivait Proust. Depuis 1962 plusieurs Algérie sont nées sans aucun souvenir de ce que nous aurions pu être. Face à cette multitude qui prononcera un verdict terrible, le seul Nobel que l'on mérite est celui de la bêtise de l'incompétence et, pour beaucoup, le Nobel de la forfaiture.

Un jour arrivera bien où le peuple algérien sonnera la fin du pillage de son patrimoine du partage inique des confiseries et du sabordage de l'avenir de ses enfants. Il ne le fera sûrement pas sur injonction impériale. N'est-ce pas après tout ainsi que les hommes fabriquent librement leur histoire ?

De nombreux hommes de sciences et de conscience, de Jean-Paul Sartre à Alexander Grothendieck, face à la traditionnelle alliance des scribes et des satrapes, sont demeurés debout et ont refusé de se prêter à cette mascarade infantilisante, une distribution de bonbons à des adultes déguisés en pingouins endimanchés, par des monarques désuets sans que personne ne soit saisi d'un rire homérique à la hauteur de ces tristes cérémonies qui appartiennent à un autre temps. Celui d'une société politique de la subordination.

«Pour l'honneur de l'esprit humain» (Jean Dieudonné, 1987).

Notes

(1) En 1822, le Libéria a été fondé par une société coloniale américaine (The National Colonization Society of America), pour y installer des esclaves noirs «libérés». Le 26 juillet 1847, le Libéria devient une république indépendante. Ce fut le début d'un malaise entre les Américano-Libériens et la population autochtone qui fut copieusement exploitée par leurs «concitoyens» noirs américains au profit d'une transnationale US du caoutchouc. Le plus ironique (et rappelle notre propre histoire) est que le droit de vote ne fut accordé aux autochtones qu'en mai 1945, soit plus d'un siècle après la fondation de cette étrange république. Washington n'a jamais cessé d'intervenir dans la vie politique de ce pays africain riches en ressources naturelles. L'attribution du Nobel à une candidate aux présidentielles libériennes n'est rien d'autre que la continuation de cette ingérence via un Comité Nobel qui révèle au grand jour son instrumentalisation au bénéfice, non de la science, des scientifiques et des hommes de paix, mais au service de la célébration médiatique du «monde libre» et du respect scrupuleux des intérêts de ses entreprises.

(2).Christopher Hitchens (2001) : Les crimes de monsieur Kissinger. Editions Saint-Simon, 203 p.

(3) Malgré les efforts méritoires d'un ancien ministre de l'enseignement supérieur, ancien recteur d'université, ancien maire, toujours modeste militant des causes élémentaires (les seules qui vaillent), qui a créé une Conseil à cette fin, l'éthique universitaire n'échappe pas au viol. H. Rebbouh, Professeur à l'USTHB d'Alger, dans El Watan, du L. 22 mai 2006, dénonçait des pratiques dans l'évaluation des connaissances et l'attribution des diplômes qui contribuent à abîmer l'image de l'université algérienne déjà passablement dégradée, y compris auprès des universitaires eux-mêmes. Ses dénonciations n'ont eu à notre connaissance aucune suite. Le ministre concerné avait sans doute d'autres priorités…

(4) On peut s'étaler longuement sur Camus ou Tannoudji. Des thuriféraires patentés s'occupent à les exalter. Laveran mérite cependant un arrêt : Le centenaire de la découverte des «miasmes de la fièvre des marais» a été fêté en catimini en novembre 1980 par une théorie de complexés et la commémoration du décernement du prix l'a été publiquement le 22 mars 2007 par un opportuniste club de réflexion et d'initiative (CRI) : des gens qui honorent et s'approprient une mémoire qui ne leur appartient pas, au nom d'un universalisme mal digéré à l'usage des ploucs et des parvenus. D'autant plus que Laveran était un médecin militaire parisien (son papa Louis dirigeait l'Ecole de médecine militaire du Val-de-Grâce) de passage dans la ville et dédiait un profond mépris à peine voilé à l'adresse des pieds-noirs qu'il côtoyait. De là à en faire un Nobel «indigène», il n'y aurait que les cinéastes sans références ni frontières – mais avec un sens indécrottablement élevé du commerce hollywoodien de l'histoire - pour l'imaginer.

On déplore le mot malheureux du brave docteur Lefgoun, représentant alors du syndicat des médecins de la ville, lors du centenaire de la naissance de Laveran, en compagnie de Bachagha Salah Ameziane : «La tâche immense remplie par Laveran est la preuve de la part que nos confrères militaires ont prise dans la conquête combien salutaire et pacifique de ce pays» (en Constantine, juillet 1945). Après les massacres de mai 45, cette célébration des «bienfaits de la colonisation» avant l'heure, rappelés de surcroît par un notable de la ville dont l'aïeul a assisté aux premières loges, à l'assaut meurtrier du vendredi 13 octobre 1837, sous le regard carnassier des deux rejetons de Louis Philippe 1er, invite à la compassion. Constantine avait alors 30 000 hab. Elle n'en comptait plus que 18 000 lors du recensement de 1843. N'est-ce pas avec ces différences statistiques qu'on fabrique, dans la langue de Molière, les mots «génocide» ou «crime de guerre» ?

Laveran, comme raison sociale, a été rapatrié : L´hôpital d´instruction des armées de Marseille a repris son nom après celui de Constantine fermé le 1er mars 1963.

En sorte que ceux qui avaient la bonne idée de débaptiser l'ex-«lycée de jeunes filles» affublé du nom du nobélisé médecin militaire, pour lui donner le nom de notre collective liberté, ont été bien inspirés. Quoi que nous en ayons fait par la suite est une autre histoire… La nôtre !!!