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La canicule et du béton à perte de vue !

par A. Mallem.

La vague de chaleur qui sévit depuis un peu plus d'une semaine sur la «ville des ponts» a fait passer des moments pénibles à la grande majorité des Constantinois qui n'ont pas les moyens de se payer des vacances, et même de simples virées d'une seule journée, à la mer pour chercher l'indispensable fraîcheur. Cloîtrée du matin au soir entre les murs de leurs appartements surchauffés, ne sortant qu'en cas de nécessité, la population a souffert le martyre, faute de pouvoir s'aérer dans des espaces de fraîcheur et de détente tant il est maintenant connu que la capitale de l'Est souffre énormément du manque d'infrastructures de loisirs, de détente et d'espaces verts.

Une seule petite piscine sur les quatre que compte la ville est aujourd'hui opérationnelle, il s'agit de celle du quartier Boussouf, qui ne peut d'ailleurs pas contenir le nombre impressionnant de jeunes qui y viennent pour tenter de se baigner. Le parc d'attraction de Djebel Ouahch étant fermé depuis longtemps, il ne reste que les autres sites d'El-Méridj, les lacs de Djebel Ouahch ou Hamma Bouziane qui fut dans le temps, réputé pour ses jardins pleins de fraîcheur, ses nombreuses sources, très fraîches durant l'été où l'on allait se baigner, étant devenus infréquentables pour une raison ou une autre, que reste-t-il donc au citoyen pris au piège de la canicule ? Une virée au nouveau pôle urbain de la nouvelle ville Ali Mendjeli dont la population est en constante croissance, mais qui manque cruellement de tout espace nautique ou de verdure, montre que la situation est pire encore: il n'y a que du béton à perte de vue.

Une situation que les citoyens n'ont cessé de dénoncer à longueur d'année. Des espaces verts et autres jardins publics dont la population ne tire aucun bénéfice parce que la plupart ont été détournés de leur vocation ou ont été, tout simplement, fermés au public.

D'aucuns pensent même au prochain mois de Ramadhan où il fera aussi chaud…Aussi et dans l'attente du lancement du projet de parc urbain de la ville de Constantine qui sera implanté sur 32 ha dans la cité Zouaghi, projet dont le démarrage avait été annoncé par certains responsables, il y a trois mois de cela, soit pour les mois de juin ou juillet 2O1O, les Constantinois continueront à rôtir sous le soleil de tous les étés, à étouffer dans des cités-dortoirs surpeuplées tout en prenant leur mal en patience.