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Une délégation tchèque à Oran: Le gaz, les bus et le reste

par Mokhtaria Bensaâd

La crise gazière déclenchée en janvier 2009 et qui a durement affecté des pays européens a incité ces derniers à diversifier leurs ressources et par conséquent exploiter d'autres marchés du gaz. C'est le cas de la République tchèque qui est intéressée par le gaz naturel algérien et mène actuellement une réflexion sur les possibilités techniques d'approvisionnement à partir de notre pays. Cette volonté a été exprimée hier par le vice-ministre de l'Industrie et du Commerce tchèque, Milan Hovorka, en visite à Oran en compagnie de l'ambassadeur de la République Tchèque à Alger, Pavel Klucky. Lors d'une rencontre à la chambre de commerce et d'industrie de l'Oranie (CCIO), en présence des opérateurs économiques, le vice-ministre a souligné : «Nous sommes intéressés par le secteur de l'énergie en Algérie et notamment l'importation du gaz naturel algérien. Nous avons opté pour une politique de diversification de nos ressources suite à la crise du gaz qui a touché l'Europe et nous voulons donc traiter avec ce pays exportateur de gaz. Nous importons une quantité importante de gaz de la Norvège et 75% de notre gaz provient de la Russie. Lors de la crise, nous n'avons pas été touchés directement vu que nous avons multiplié les contacts et les déplacements pour éviter tout problème mais, en prévision de ce genre de conflits, nous avons décidé de diversifier nos ressources».

 Mis à part le secteur de l'énergie, les Tchèques montrent aussi un intérêt au secteur de l'eau, de l'environnement et de l'industrie et notamment la fabrication de véhicules. Un projet pour la fabrication d'autobus est en étude avec la SNVI. Pour cela, une prospection du marché est menée afin, dira le vice-ministre, d'identifier les besoins dans ces domaines de part et d'autre. «Un accord de coopération économique est sur le point d'être finalisé et sera signé dans deux ou trois mois», a annoncé le représentant du gouvernement tchèque. «L'Algérie veut plus d'investisseurs et veut devenir un pays plus attractif pour les investisseurs étrangers. Un message que nous avons bien compris. Il faut avoir un grand projet qui aura l'effet boule de neige afin de convaincre ceux qui hésitent encore», a insisté le vice-ministre.

 Sur le développement des relations entre les deux pays, l'ambassadeur a souligné que «les relations entre la République tchèque et l'Algérie sont historiques. Depuis 20 ans, il n'y a pas eu beaucoup d'échanges politiques et économiques entre les deux pays, c'est pourquoi nous œuvrons pour une renaissance de nos relations».

 Pour établir le contact entre opérateurs économiques des deux pays, une délégation algérienne est invitée en République tchèque afin de faire connaître les produits algériens.