
Fripouille
! Le temps qui passe ne prévient pas. Il nous provoque sans arrêt pourtant. En
nous laissant des traces d'un passage marqué. Des cheveux blancs, des
articulations qui nous empêchent de courir plus vite, un visage où des plis se
forment au fur et à mesure. Rides. Ridicules. Ire, colère. Impuissant. L'homme
est victime de la cruauté du compte à rebours. Insolent, le temps se moque de
nous. Il file sans nous attendre. Il passe sous notre nez à chaque seconde sans
que nous puissions l'attraper. Le palper. L'encercler. L'enfermer. Il nous rend
une vie «fugitive» malgré nous. On est assez «bête» pour fêter notre
anniversaire chaque année. On devrait plutôt fêter la victoire du temps qui
s'est joué de nous encore une fois. Une fois de plus. Du temps, demandent
encore des chercheurs pour achever leurs recherches. Mazel el hal semble dire
un malade à la porte de la mort. Pas question ! Répond le temps qui continue à
s'écouler sans aucune vergogne. Notre corps est complice de ce temps qui défile
car il marque chaque année un peu plus son passage. Lâche ! Il nous lâche alors
qu'on aura besoin de lui en forme pour braver ces années qui s'enfuient. Alors,
y a-t-il un secret pour le jeter hors de notre sphère ? Nous aurions bien un
unique conseil pour lutter contre lui, c'est de conserver la liberté de notre
esprit. Les années gênent peut-être nos mouvements physiques, mais notre esprit
garde le génie de penser jusqu'au bout de la vie. Dehors ! Basta ! Nous, on
s'en fout des années qui s'évanouissent dans notre passé. Nous, on tord le coup
au temps qui aimerait nous rendre vieux et impotent. Notre esprit est plus
malin. Il suffit de le vouloir de temps en temps.