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Le temps

par El-Guellil

Fripouille. Le temps qui passe ne prévient pas. Il nous provoque sans arrêt pourtant. En nous laissant des traces d'un passage marqué. Des cheveux blancs, des articulations qui nous empêchent de courir plus vite, un visage où des plis se forment au fur et à mesure. Rides. Ridicules. Ire, colère. Impuissant. L'homme est victime de la cruauté du compte à rebours. Insolent, le temps se moque de nous. Il file sans nous attendre. Il passe sous notre nez à chaque seconde sans que nous puissions l'attraper. Le palper. L'encercler. L'enfermer. Il nous rend une vie «fugitive» malgré nous. On est assez «bête» pour fêter notre anniversaire chaque année. On devrait plutôt fêter la victoire du temps qui s'est joué de nous, encore une fois. Une fois de plus.

Du temps demandent encore des chercheurs pour achever leurs recherches. Mazel el hal semble dire un malade à la porte de la mort. Pas question! Répond le temps qui continue à s'écouler sans aucune vergogne. Notre corps est complice de ce temps qui défile car il marque, chaque année, un peu plus son passage. Lâche! Il nous lâche alors qu'on aurait besoin de lui en forme pour braver ces années qui s'enfuient. Alors, y a-t-il un secret pour le jeter hors de notre sphère. Nous aurions bien un unique conseil pour lutter contre lui -c'est de conserver la liberté de notre esprit-. Les années gênent peut-être nos mouvements physiques, mais notre esprit garde le génie de penser jusqu'au bout de la vie. Dehors. Basta. Nous on s'en fout des années qui s'évanouissent dans notre passé. Nous on tord le coup au temps qui aimerait nous rendre vieux et impotents. Notre esprit est plus malin. Il suffit de le vouloir de temps en temps.