
Fripouille. Le temps qui passe ne prévient pas. Il nous
provoque sans arrêt pourtant. En nous laissant des traces d'un passage marqué.
Des cheveux blancs, des articulations qui nous empêchent de courir plus vite,
un visage où des plis se forment au fur et à mesure. Rides. Ridicules. Ire,
colère. Impuissant. L'homme est victime de la cruauté du compte à rebours.
Insolent, le temps se moque de nous. Il file sans nous attendre. Il passe sous
notre nez à chaque seconde sans que nous puissions l'attraper. Le palper.
L'encercler. L'enfermer. Il nous rend une vie «fugitive» malgré nous. On est
assez «bête» pour fêter notre anniversaire chaque année. On devrait plutôt
fêter la victoire du temps qui s'est joué de nous, encore une fois. Une fois de
plus.
Du temps demandent encore des chercheurs pour achever leurs
recherches. Mazel el hal semble dire un malade à la porte de la mort. Pas
question! Répond le temps qui continue à s'écouler sans aucune vergogne. Notre
corps est complice de ce temps qui défile car il marque, chaque année, un peu
plus son passage. Lâche! Il nous lâche alors qu'on aurait besoin de lui en
forme pour braver ces années qui s'enfuient. Alors, y a-t-il un secret pour le
jeter hors de notre sphère. Nous aurions bien un unique conseil pour lutter
contre lui -c'est de conserver la liberté de notre esprit-. Les années gênent
peut-être nos mouvements physiques, mais notre esprit garde le génie de penser
jusqu'au bout de la vie. Dehors. Basta. Nous on s'en fout des années qui s'évanouissent
dans notre passé. Nous on tord le coup au temps qui aimerait nous rendre vieux
et impotents. Notre esprit est plus malin. Il suffit de le vouloir de temps en
temps.