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Comment on fabrique des harkis: « Quand les talons claquent, l'esprit se vide. » Maréchal Lyautey

par A. Benelhadj

Les violences faites aux peuples sont abominables, mais leur réparation et leur interprétation ne sont pas simples. Tous les soldats et les hommes d'Etat en conviennent : la guerre est terrible. Mais la paix c'est pire.

Détours par la Palestine où se joue une pièce à dimension universelle et transhistorique.

Wadi Abou Hindi est un agglomérat de cabanes en tôle ondulée dans une vallée déserte, brûlante en été et glaciale en hiver.

Israël détruit fréquemment les bâtisses temporaires des Bédouins, construites sans permis israélien. Ces permis sont pratiquement impossibles à obtenir pour les Palestiniens, y compris les Bédouins. Constructions-destructions se succèdent selon les circonstances et les péripéties de l'occupation sioniste de la Palestine. Il arrive que des colons ou des soldats tuent ou détruisent juste pour humilier. Il faut que le dominé soit intimement pénétré d'une hiérarchie ontologique : par nature il est inconcevable qu'un « tu » puisse imaginer devenir un « je ».[1] Abou Youssef, 56 ans, a toujours vécu là, d'abord sous la domination jordanienne, puis sous celle d'Israël à partir de 1967. Depuis, 500.000 colons israéliens se sont installés dans les Territoires palestiniens, selon l'ONU, y compris sur des terrains utilisés autrefois par les bédouins semi-nomades pour leurs bêtes.

Aujourd'hui, les Israéliens lui proposent une habitation, avec l'eau courante et l'électricité, si lui et sa petite communauté de Bédouins acceptent d'emménager à moins de deux kilomètres de là où il a passé toute sa vie.

Le problème est que le déménagement de ces 50 familles installées à Wadi Abou Hindi, entre les montagnes arides de Cisjordanie à quelques kilomètres de Jérusalem, entre dans la stratégie israélienne de digestion de la Cisjordanie utile et de l'appropriation totale, définitivement irréversible de Jérusalem.

Le projet final qui doit être ratifié par les Palestiniens, le pistolet sur la tempe, est la reconnaissance du caractère racial juif d'Israël et par conséquent de la Palestine TTC.

Pour ce faire, les sionistes déplacent leurs pions et judaïsent la Palestine en poussant les Palestiniens à s'auto-exterminer. Les uns pour la défense de leurs intérêts privés, les autres pour leur patrie. Vieille technique.

Dialogue :

- Les uns disent : « les sionistes vous déplacent et ne vous donnent qu'une part infime de ce qu'ils vous ont pris. Ce qu'ils vous reprendront sans doute demain. En vérité, leur but est de vous exproprier de nous-mêmes. La terre, c'est tout ce qui nous reste : elle n'est pas négociable, on ne peut l'échanger ni contre un actif fiduciaire, ni contre une autre illusion. »

- Les autres rétorquent : « la Palestine, qu'en avez-vous fait ? Vous la vendez à Oslo pour un plat de lentilles et vivez confinés à Ramallah avec les subsides de l'aide internationale et des chutes de table des émirs hydrocarburo-dépendants. Hier, Israël vous sommait de le reconnaître. Aujourd'hui, après que vous ayez appris à lire le Larousse et que vous l'ayez reconnu (cf. Arafat se contorsionnant sur un plateau de TV française), vous n'êtes plus reconnaissable. N'avez-vous donc pas compris qu'Israël n'a jamais reconnu que lui-même ? Que faites-vous de ma vie et de celle de mes enfants, nous, les Untermenschen qui vivons moins bien que des bêtes depuis 1948 ?»

« Nous sommes fatigués. Nous avons besoin d'eau, d'électricité, nous voulons vivre »[2]

Pragmatisme, première marche supplétive : Jamais l'idée de nation n'a nourri les miséreux qui se sont fourvoyés à s'en réclamer.

Tu me reconnais ou je te tue.

Le Premier ministre israélien par intérim, Ehoud Olmert lance en mars 2006 un ultimatum au parti Hamas aujourd'hui emmuré avec armes et bagages à Ghaza, déclare que l'Etat hébreu « n'attendrait pas des années » que le Hamas le reconnaisse et qu'il était prêt à prendre des mesures unilatérales si cela tardait.

« Nous avons attendu un temps raisonnable.    Si nous voyons qu'il n'y a pas de chance raisonnable (de reprise des négociations de paix), nous prendrons en mains notre destin », a-t-il prévenu dans un entretien à la dixième chaîne de télévision israélienne. C'est à cette attitude, ce trait de génie, qu'on reconnaît le panache d'un démocrate israélien, respectueux de la différence, des minorités, des « races inférieures »… enfin de toutes ces valeurs qu'enseigne l'histoire des réprouvés et au nom desquelles Israël a justifié et imposé son existence.

Tu me reconnais et je te tue.

Le piège de la reconnaissance a été fatal à l'OLP, à son chef et à son peuple. Shimon Pérès (qu'on a enseveli il y a quelques jours en présence de tout ce que le monde compte de chefs et de sous-chefs, anciens et nouveaux, agglutinés complaisamment autour de son cercueil, y compris le petit Abbas que Netanyahu a charitablement accepté de le sortir de la naphtaline, pour l'y renvoyer aussitôt après la cérémonie), avait échafaudé à l'attention des Palestiniens le concept d'« ambiguïté créatrice » pour ne pas avoir à concéder le moindre engagement formel.

Ce tour de passe-passe rhétorique a offert à Israël un cadeau d'une valeur inestimable. Face à la soldatesque systémique israélienne, soutenue de manière inconditionnelle par les principales puissances militaires de la planète, les Palestiniens armés de pétoires médiévales, avaient néanmoins une arme redoutable : la non-reconnaissance de leur ennemi.

Mais, comme la virginité, cette arme est un fusil à un coup.

C'est ainsi qu'Israël - plus constructiviste que naturaliste - poursuit imperturbablement la fabrication bricolée de son « Etat juif », sans se préoccuper du droit internationale, des résolutions des Nations Unies ou de quelconques considérations morales ou philosophiques.[3]

Arafat est mort à Oslo et enterré à Washington le 13 septembre 1993. On ne s'en est aperçu qu'en novembre 2004.

D'un harki à l'autre. « Aux harkis, la France reconnaissante. »

03 Février 2010. En pleine campagne pour les élections régionales, Dominique Bussereau (secrétaire d'Etat aux Transports) interrogé lors d'une interview sur Europe1 à propos de la présence de centristes dans la liste socialiste de Ségolène Royal, avait alors répondu: « Oui, enfin, elle rassemble des 'harkis', si vous me permettez l'expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus ».

Une question de sémantique.

L'expression « harki » qu'il a utilisée, a provoqué des protestations véhémentes venant de tous les partis (premier ministre, SOS racisme…), en particulier de la part de la Coalition nationale des harkis et des associations de harkis, dont l'association Harkis et Droits de l'Homme. Au point que dans un communiqué le lendemain, Dominique Bussereau présente ses regrets d'avoir employé ce terme: « J'ai utilisé à tort le mot 'harkis' (...) C'est donc une erreur (...) Je présente très sincèrement mes excuses à toutes les personnes qui se sont senties blessées ».

Qui a été offensé ? A qui présente-t-il ses regrets au juste ? Aux centristes qui avaient rejoint S. Royal ou aux harkis ? Et pourquoi ?

Réactions équivoques fusant de toutes parts : « harki » est tenue pour une « insulte », « insupportable et gratuite », « cet écart de langage inadmissible », « formulation tout à fait douteuse », « propos stigmatisant »… (Associated Press, J. 04/02/2010 à 19:32).

Les Français reprendraient-ils implicitement à leur compte la péjoration dont le connotent les Algériens pour lesquels les harkis ne sont rien d'autres que des « traîtres » à leur pays et à leur peuple ? Avec l'inférence : « Qui a trahi trahira ». « « harki », une insulte ? », en vérité ?

Février 2006. Pour avoir traité des harkis de « sous-hommes », Georges Frêche avait été condamné en première instance, en janvier 2007, à une amende de 15.000 euros. Mais il avait été relaxé le 13 septembre 2007 par la cour d'appel de Montpellier des poursuites engagées contre lui pour injure raciale à l'égard des harkis.

Peut-être que les magistrats avaient présumé qu'au fond Frêche avait eu raison… Ou qu'il n'avait peut-être pas tout à fait tort.

Pourtant, l'ancien député-maire de Montpellier était tout sauf un chaud partisan de l'indépendance algérienne.

« Les résistants algériens ont sans doute le droit de mépriser les harkis, et de les tenir pour des traîtres… » conclut P. Vidal-Naquet dans         

Le Monde du 11-12 novembre 1962.

Plus on remonte dans le passé plus on comprend pourquoi les harkis ont été abandonnés. Laissés sur les quais ou embarqués à la sauvette et à regret puis, comme un mauvais souvenir ou une mauvaise conscience, parqués, cachés dans des camps, loin de tout : Plateau de la Lozère, Bourg-Lastic en Auvergne, ou Rivesaltes…[4] Le pire est qu'ils s'en sont contentés. Un peu comme si les harkis comprenaient et consentaient… Joué, perdu. Trompés, cocus. 1975. Ce sont leurs enfants qui se révoltent.

Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour se souvenir de leur sort ? Chirac en septembre 2003 et Hollande en 2016 ? Par charité ? Par culpabilité rétrospective ? Par calcul politique, intérieur et/ou extérieur ? Qui règle quels comptes et avec qui ?

Comment les Français auraient-ils réagi si l'Allemagne avait décidé d'honorer tous les collaborateurs de tous les pays d'Europe qui s'étaient mis au service du IIIème Reich ?

Pourquoi les autorités algériennes se sont-elles mises aux abonnés absents ?

Suffit-il de suggérer que le sort des harkis est une affaire franco-française pour se dédouaner et tenter de faire croire qu'on n'est pas concernés? Que faire de l'encombrante mémoire des centaines de milliers d'Algériens immolés depuis 1930 ? A la rubrique « Pertes et profits » ?

Universalité des harkis.

Le harki n'est pas le produit d'une idéologie ou d'une philosophie politique achevée. Au plus, une place de choix dans le bréviaire de la contre-insurrection. Pour le suivre, faire un détour par le général Aussaresses, le Torquemada de la gégène, l'intellectuel de la guerre asymétrique. Le supplétif a été inventé pour des raisons pragmatiques et économiques : soigneusement choisi et contrôlé, il n'y a pas mieux qu'un membre d'une communauté pour en domestiquer les résistances.

Inventés et formalisés par les Romains il y a plus de deux millénaires (souvenons-nous de « l'Incident Jésus », de Ponce Pilat, de Hérode père et fils et du Sanhédrin), le système colonial comme tous les systèmes d'asservissement de masse ont eu recourt à des procédés similaires.

Imposer, comme l'a écrit Etienne de La Boétie, un gradient de mérite dans une hiérarchie de servitude. Via une interface indigène, convenablement encadrée.

Le harki est un paradigme : des centres concentrationnaires où régnaient les kapos, au système capitaliste mondialisé où la sueur des hommes tient lieu d'avantage comparatif.

Les harkis prolifèrent lorsque les élites désertent et que les chefs renoncent à la station droite. « Le poisson qui pourrit par la tête » de l'aphorisme bien connu. Obama l'a érigé au statut de stratégie : « Leading from behind ». L'Empire change d'échelle et bâtit un monde peuplé d'une multitude de nations supplétives.

En 1944-45, après le débarquement (dont la France souveraine avait été écartée ce qui explique que le Général n'ait jamais pris part aux commémorations du 06 juin[5]), l'Amérique recycle pour son unique profit tout le bric-à-brac libéré sur les champs de bataille : truands transalpins, savants nazis négociables, espions qualifiés, résistants adaptables, patriotes et harkis recyclables.

Toute la France était devenue résistante. Et pour faire oublier qu'en juin 1940 il n'y avait autour de De Gaulle que trois pelés, deux tondus, des résistants improvisés se sont lancés dans une battue aux collabos. Comme il se doit, avec zèle, ardeur et exaltation patriotiques. La multitude chasse en meutes.

A la « Libération » certains rasaient les murs, de M. Chevalier à J. de La Varende en passant par H. de Monterland, J. Romains, Ch. Trenet, R. Barjavel, M. Aymé… R. Bousquet, M. Papon… Sans compter les deux Lumière (Louis et Auguste) et papa Belmondo[6], pour s'en tenir aux plus connus. La « décence républicaine » s'est appliquée à taire le nom des gros poissons pour lesquels ont été ajustés les mailles des filets.[7] En Allemagne on oublia les commanditaires (banquiers, industriels, hauts fonctionnaires…les discrets descendants des Hohenzollern). Au Japon, il n'y eut même pas de Nuremberg. Truman, Patton, Eisenhower, Mac Arthur étaient ailleurs, au coup suivant. Accusée de « collaboration horizontale », Arletty avait été plus brave : « Si mon cœur est français, mon cul, lui, est international ».

Au total, la France libérée, la France Eternelle, a eu ses harkis et ses Melouza : entre 10 000 et 11 000 exécutions sommaires (certaines sources vont jusqu'à 40 000, on ne va pas chipoter avec les chiffres) et plus de 20 000 femmes tondues[8].

On ne parlera pas des viols commis par les libérateurs américains en Europe, en particulier en Allemagne où les généraux yankees tenaient pour « normal de se payer sur la bête. »[9]

On s'est acharné sur ce qui servait de harkis militants, une poignée infime de vichyssois.

Le destin de Joseph Darnand est plus qu'emblématique : héros célébré de la Grande Guerre, artisan décisif de la victoire en 1918, « nettoyeur de tranchées », « soldat de l'idéal » clamait Clemenceau à la Chambre, devenu fondateur de la milice en 1940 à l'ombre du Maréchal, nommé SS-Frw-Obersturmführer (lieutenant) de la Waffen-SS en 1943, fusillé en octobre 1945.

A été laissé dans l'ombre la multitude qui a consenti, orpheline de chef et de cap, sans Moïse, sans verge ni Terre Promise, mais dont une partie s'est rachetée après l'Opération Barbarossa et le fiasco final qui s'en est suivi.

« Salauds de pauvres !»[10]

Et quand le vent se met à tourner, la résistance grossit et s'organise. Merci Jean Moulin. Merci les FTP-MOI.

Le Viêt-Nam, le Cambodge, l'Argentine, le Chili, le Nicaragua… ont eu leurs lots de « harkis », de « patriotes » de la dernière heure et leurs lendemains d'épuration.

Retour aux réalités.

Nous aussi, avons eu nos « moudjahidin » entassés dans les derniers wagons du « 19 mars »… une génération spontanée de patriotes, une attestation communale dans une main, un fusil dans l'autre, empressés de porter haut les couleurs algériennes en exécutant (plus qu'on le croit, moins qu'on le dit) à tour de bras pour ne pas rater le train de l'histoire.

- En 2001, un ancien membre de l'ALN représentant de la wilaya de Béchar révèle que «dans cette région nous étions 500 moudjahidine en 1962. Aujourd'hui, il existe 7000 dossiers de membres de l'ALN. Les attestations se vendent depuis 1992 comme des petits pains. Toutes les autorités ont été alertées mais en vain (...) A Béchar nous avons même des harkis blessés lors d'attentats que nous avions nous-mêmes organisés contre eux et qui touchent aujourd'hui des pensions d'invalides de guerre. C'est une traîtrise. »[11]

- En octobre 2004, Mohamed Chérif Abbès, le ministre des Moudjahidine, lors d'une conférence de presse organisée au siège de son ministère donne le chiffre de 10 000 faux moudjahidine en circulation selon un recensement depuis 1968. Des faux moudjahiddine qui n'ont pas pu prouver leur appartenance à l'ALN. M. Chérif Abbès affirme, également, détenir des documents de l'administration française démontrant que ces personnes avaient exercé en tant que supplétifs dans l'armée française. Pas moins ![12]

- En 2008, l'espèce prolifère. Le président de l'Association des grands invalides de la guerre de Libération Nationale (ANGIG), Mohamed Bouhafsi, découvre 12 000 dossiers de faussaires aussitôt suspendus dit-il.

Le ministre des Anciens moudjahidin promet de démasquer ceux qui restent[13]. En 2008, 46 ans après l'indépendance du pays, que de médailles, que d'honneurs, que de pensions et prébendes diverses, que de pouvoirs capitalisables et héritables… dont ces hommes se sont prévalus. S'est-on préoccupé d'en mesurer les préjudices économiques, politiques et sécuritaires ? C'est vrai que l'idée séduisante du peuple libérateur qui se soulève comme un seul homme est un mythe tenace. « Une légende convenue » disait Napoléon, pour faire société.

En Amérique, au diable l'hypocrisie ! Ce n'est pas Harvard ou Cornell mais Hollywood qui écrit l'histoire nationale et glorifie ses héros.

La première victime des guerres, dit-on, est la vérité. On serait tenté d'ajouter que la dernière est celles des vaincus.

Note

[1] Cette question est au cœur du film que je recommande chaudement à tous ceux qui explorent l'espace de l'altérité contemporaine : « Aravim Rokdim » [Des Arabes qui dansent] 2014. Titre français « Mon fils » du réalisateur Eran Riklis, sur un scénario d'un auteur israélo-palestinien Sayed Kashua, chroniqueur dans Haaretz.

[2] AFP, mercredi 19/10/2016, 12:41

[3] Lire : - « Les mythes fondateurs de la politique israélienne » de Roger Garaudy, Samiszdat, 1996, 268 p.

- « Comment la terre d'Israël fut inventée. De la Terre sainte à la mère patrie » de Shlomo Sand, Flammarion, 2012, 366p.

[4] Lire : « Asiles » de Erving Goffman, Paris, Les Éditions de Minuit, Coll. Le sens commun, 1968, 452 p.

[5] Je recommande la lecture de : - « Fortitude » de Larry Collins, Robert Laffont, 1985.

- « C'était de Gaulle » (I, 1994, pp. 377, 378) (II, 1997, pp. 674 sqq), de Alain Peyrefitte, Quarto Gallimard.

[6] Son fils Jean-Paul, s'est offusqué lors de la mort de son père en 1982 de ce que l'événement soit passé complètement inaperçu et a reproché à J. Lang, ministre de la culture de l'époque, de ne pas avoir honoré sa mémoire d'un hommage républicain. Pourquoi pas puisque Paul Belmondo avait été fait officier et même commandeur de la Légion d'honneur en 1972. Son petit fils Paul a néanmoins réussi à inaugurer dans l'Essonne un lycée à son nom en 1990. L'avenir est ouvert sur d'imprévisibles retournements. Paul Belmondo né à Alger en 1898. C'est fou ce que l'Algérie a fabriqué de Français : Andalous, Catalans, Calabrais, Sardes, Siciliens, Maltais… du père d'un grand acteur à celui d'un ancien président qui se pose aujourd'hui en garant de l'identité hexagonale.

[7] Lire : « Les patrons sous l'occupation » de R. de Rochebrune et J.-C. Hazera, Odile Jacob, 2013, 959 p.

[8] Aucune plainte déposée par certaines de ces femmes n'a été jugée recevable. Aucun « coiffeur » n'a été jugé.

[9] Lire : « Des GI's et des femmes. Amours, viols et prostitution à la Libération » de Mary Louise Roberts, Seuil, 2014, 405 p.

Voir : « La face cachée des libérateurs » documentaire écrit par A. Moreau et réalisé par P. Cabouat, Fr. 2006, 60 mn.

[10] Répartie du personnage joué par Jean Gabin dans le long métrage de Claude Autant-Lara, « La Traversée de Paris » 1956, inspiré d'une nouvelle de Marcel Aymé (1947).

[11] Salima Tlemçani, El Watan, 17 oct. 2001

[12] Salim Bey, Le Quotidien d'Oran, S. 30 octobre 2004

[13] El Watan, J. 23 octobre 2008